Les autorités cubaines ne recensent que quelques victimes de traite sexuelle par année. Sur le terrain, pourtant, la prostitution est omniprésente. Entre survie et exploitation, le phénomène échappe largement aux chiffres officiels.
À Cuba, les chiffres officiels donnent l’image d’un pays exemplaire. En 2023, les autorités ont identifié seulement 14 victimes de traite de personnes, «toutes des filles mineures», selon le rapport national repris par Granma, le quotidien officiel du régime. Les dossiers font état de 19 coupables, 13 hommes et six femmes, avec des peines allant de trois à 20 ans de prison.













