Le courage qui définissait autrefois le Québec a été remplacé par une culture de la peur et de la médiocrité. La population est maintenant composée de conformistes fiers d'être les chouchous du gouvernement. Un texte du citoyen engagé Richard Girgis.
Le Québec est aux prises avec plusieurs problèmes découlant d'une culture enracinée de complaisance et d'une dépendance excessive envers l'État.
Bien que ces problèmes ne soient pas propres au Québec, la province illustre ces tendances troublantes de manière plus frappante que les autres sociétés occidentales.
Les symptômes de ce déclin sont visibles dans les comportements quotidiens et les attitudes sociales, reflétant plus qu’ailleurs un profond malaise.
L'exemple de la conduite automobile
Prenons un exemple. Tout automobiliste ayant déjà voulu circuler efficacement autour des grandes villes du Québec a déjà remarqué notre nouvelle culture de conduite collective.
Ce qui ressemblait autrefois à une piste de course s'est transformé en une cacophonie de niveau maternelle, où des conducteurs excessivement prudents occupent la voie de gauche comme leur camping.
Conduire au Québec résume les problèmes sociaux plus larges de la province. La voie de gauche, destinée au dépassement et au progrès, est désormais dominée par des conducteurs dangereusement inconscients qui respectent rigidement la limite de vitesse.
Ce passage d'un environnement de conduite dynamique et rapide à un environnement marqué par une prudence excessive est un microcosme du déclin du Québec. Il met en évidence une société qui a échangé l'ambition et le progrès contre la sécurité et la prévisibilité, où la peur de sortir du cadre étouffe toute aspiration à l'excellence.
Courage manquant
Au cours des deux dernières générations, le courage qui définissait autrefois le Québec a été systématiquement érodé. À sa place, nous trouvons une population de suiveurs de règles dociles qui sont fiers d'être les chouchous proverbiaux du professeur.
Cette perte de courage a créé une société où les individus craignent de prendre des risques et de remettre en question le statu quo. Ceux qui osent être courageux sont vus comme des marginaux d'une époque plus primitive. Par conséquent, ces derniers vivent dans la frustration constante d'être entourés de bons samaritains et d'automates maladroits.
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Cette érosion du courage au Québec est une tragédie profonde. Le courage, autrefois moteur de l'exploration et de l'innovation, a été remplacé par une peur omniprésente de se démarquer.
Cette peur est nourrie dès le plus jeune âge par un système éducatif qui valorise la conformité plutôt que le courage et par une structure sociale qui récompense la conformité plutôt que l'initiative. En conséquence, le Québec est devenu une province où l'ambition est étouffée et où le désir de grandeur est submergé par une culture de la médiocrité.
Réglomanie compulsive
Les suiveurs compulsifs des règles adoptent une éthique de l'obéissance parfaite, mais ils s'attendent également à ce que tout le monde fasse de même. Et lorsque d'autres refusent de suivre, ils sont bouleversés à l'idée que les règles ne sont pas observées correctement!
Cette obsession des règles reflète un problème sociétal plus profond: l'élévation de la conformité sur l'individualité. Au Québec, le respect des règles est devenu une vertu en soi, une mesure de son statut social et de sa droiture morale.
Cette mentalité étouffe l'innovation et décourage la pensée critique, car les gens se concentrent davantage sur la conformité que sur la compréhension ou l'amélioration des systèmes dans lesquels ils vivent.
Cette dynamique crée une société stagnante où le progrès est entravé par une survalorisation du respect des règles et un manque d'appréciation de la créativité et de l'initiative.
Un clergé gouvernemental
Au Québec, il a toujours existé une force de contrôle maintenant les gens dans le rang et dépendants de l'autorité. Ce qui était autrefois l'Église catholique est devenu l'État administratif rampant.
Tout comme le clergé catholique s'efforçait de maintenir les gens dans l'ignorance en ne les encourageant pas à lire la Bible par eux-mêmes, nos gouvernements depuis la Révolution tranquille ont maintenu les Québécois dans l'ignorance en ne misant que sur la langue française.
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Ce qui est pompeusement présenté comme une tentative de préserver une identité culturelle est en réalité un plan néfaste visant à maintenir le contrôle d'une population incapable de voir en dehors de sa propre cage.
Ce passage du contrôle religieux au contrôle gouvernemental au Québec marque un changement dans les mécanismes de contrôle social, pas dans l'intention sous-jacente.
L'utilisation de la langue et de la culture comme outils de contrôle est évidente dans les politiques qui privilégient le français au détriment d'autres langues. Cet isolationnisme linguistique est présenté comme une richesse culturelle, mais contribue à limiter l'exposition des Québécois à des perspectives et des idées plus larges.
En maintenant une vision culturelle étroite, l'État administratif s’assure de régner sur une population peu susceptible de contester son autorité. Ce contrôle sur la langue et la culture perpétue l'ignorance et la dépendance, étouffant le progrès intellectuel et social.
Pourtant, cette forme de faux nationalisme est encore brandie de nos jours pour susciter un soutien en faveur de partis politiques intellectuellement en faillite. Ce n'est rien de plus que la manipulation des sensibilités primitives (et tribales) des gens.
Infantilisation
Par le biais de ce même appareil de contrôle, l'État administratif infantilise la population de manière délibérée. En favorisant la dépendance à son égard, l'État s'assure que les individus se tournent vers lui pour qu’il trouve à leur place des solutions à leurs problèmes.
Cette dépendance mine la responsabilité personnelle et l'initiative. Le résultat est une société d'adultes ayant une dépendance enfantine envers les figures d'autorité, incapables de penser de manière critique ou d'agir de manière indépendante.
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Cette infantilisation systémique maintient l'État puissant et la population docile, perpétuant un cycle de dépendance et de contrôle.
Il n'est pas étonnant que le Québec affiche le ratio le plus élevé de fonctionnaires par rapport aux travailleurs du secteur privé en Amérique du Nord. Malgré cela, les Québécois peuvent rarement, voire jamais, obtenir les services publics pour lesquels ils payent très cher.
Un modèle propice à la corruption
L'infantilisation de la population québécoise a créé un vaste gouffre propice à la corruption et aux abus de l’État. En plaçant l'ensemble de la population dans une position de dépendance, comme dans une relation parent-enfant, la progéniture du gouvernement est captive.
Lorsqu'une population est incapable ou refuse de remettre en question l'autorité, ceux qui détiennent le pouvoir peuvent agir en toute impunité. Le manque de responsabilité et de surveillance conduit à une corruption systémique, car les acteurs de l'État exploitent leurs positions à des fins personnelles.
Ce phénomène érode encore davantage la confiance du public et renforce le cycle de la dépendance.
Maintenant ou jamais
Le Québec est confronté à un choix crucial: une vie de sécurité et de médiocrité ou une vie d’aventure et d’élévation. Son obsession du confort et de la conformité a érodé son esprit critique et son ambition.
Pour retrouver sa grandeur passée, le Québec doit embrasser les risques et les défis qui accompagnent la recherche de l'excellence et de l'autonomie.












