Plus d’un mois après l’entrée de quelque 72 000 envahisseurs à Ceuta, la ville espagnole reste sous tension. Agents marocains potentiellement infiltrés, femmes armées de poivre de Cayenne: un habitant engagé dans la résistance civile témoigne.
La déferlante initiale n’a duré que quelques heures. Plus d’un mois plus tard, des milliers de migrants demeurent pourtant à Ceuta et la crise se poursuit, souvent loin des caméras.
Les 30 et 31 juillet derniers, au moins 72 000 hommes marocains ont pénétré irrégulièrement à Ceuta, enclave espagnole de 84 000 habitants située sur la côte nord-africaine. Un afflux d’une ampleur exceptionnelle, rendu possible par l’effacement soudain des contrôles du côté maroc












