Le gouvernement Legault met en péril notre économie en interdisant le gaz naturel dans les nouveaux bâtiments. Cela pourrait faire grimper les factures, fragiliser les régions et provoquer des pannes d’électricité massives en surchargeant le réseau.
Alors que le Québec fait face à des défis énergétiques et économiques de taille, le gouvernement Legault choisit d’interdire le gaz naturel dans les nouveaux bâtiments.
Cette décision, prise dans le cadre de la COP29, risque de fragiliser notre économie, de faire exploser nos factures d’électricité et de mettre en péril notre sécurité énergétique.
Un coup fatal pour nos industries
Nos surplus d’électricité vont prendre fin vers 2027, et ce manque d’électricité à venir entre déjà dans les plans des entreprises. Les secteurs énergivores, comme la métallurgie, risquent de perdre leur compétitivité face à des concurrents internationaux qui profitent de sources d’énergie fiables et abordables.
Résultat? Des pertes d’emplois massives. Les investisseurs hésitent à s’implanter sur un territoire où l’approvisionnement énergétique devient incertain. En interdisant progressivement le gaz naturel, Québec se retrouve à stimuler artificiellement la demande en électricité et à aggraver la pénurie.
Le gouvernement Legault, pourtant si prompt à se vanter de sa défense des régions, doit comprendre que ce sont elles qui porteront le poids de cette décision irresponsable.
Les Québécois étranglés
Vous pensez que votre facture d’électricité est élevée aujourd’hui? Attendez que le gouvernement mette son plan en marche. En obligeant les Québécois à passer à l’électricité pour tout, y compris le chauffage, la demande sur le réseau d’Hydro-Québec atteindra des sommets. Mais l’offre ne suivra pas.
Hydro-Québec elle-même a tiré la sonnette d’alarme lorsque Montréal a annoncé son plan visant à interdire le gaz dans les nouveaux bâtiments en début d’année.
La société d’État a averti qu’elle ne pourrait pas répondre à la demande accrue, particulièrement en hiver, où le réseau est déjà surchargé. Pourtant, la CAQ choisit d’ignorer cet avertissement pour imposer cette mesure irréaliste à toute la province.
On voit des coupures de courant régulières dans d’autres économies avancées qui ont choisi de sacrifier leur sécurité énergétique sur l’autel du signalement de vertu.
Les projets hydroélectriques prennent des années à se réaliser, et la transition énergétique n’a pas prévu de solutions rapides. Pour compenser, Hydro-Québec devra importer de l’électricité à prix fort et investir dans des nouvelles centrales coûteuses.
Qui paiera la facture? L’ensemble de la population, bien sûr.
Selon certaines projections, les tarifs résidentiels risquent d’augmenter «de 5,6% à 9% [par an] dès 2028, dépassant largement les 3% promis par le gouvernement».
Les familles à faible revenu, déjà écrasées par la crise du coût de la vie, n’ont tout simplement pas les moyens de subir une autre augmentation majeure de leurs coûts fixes.
Cette explosion des tarifs touchera également les petites entreprises, qui verront leurs marges réduites et leurs prix augmenter, alimentant une spirale inflationniste.
Des coupures de courant en plein hiver?
Chaque hiver, lorsque les températures chutent, le réseau électrique québécois est poussé à ses limites. Les systèmes de chauffage électrique, déjà omniprésents dans nos maisons, représentent une charge massive pendant les périodes de pointe.
En éliminant le gaz naturel, une source d’énergie fiable et décentralisée, on aggrave un problème déjà pressant. C’est pourquoi Hydro vantait jusqu’à tout récemment la biénergie, qui permet aux consommateurs d’économiser de l’électricité (et de l’argent) en chauffant au gaz par temps froid.
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La société d’État l’a clairement indiqué: si Montréal interdit le gaz dans ses nouveaux bâtiments, le réseau ne pourra pas supporter l’augmentation de la demande hivernale. Étendre cette mesure à l’ensemble du territoire québécois, comme le souhaite la CAQ, revient à planifier des pannes électriques massives dans un avenir proche.
Imaginez un Québec où, par -30°C, les lumières, les cuisinières et les calorifères s’éteignent parce que le réseau est surchargé. Ce scénario, autrefois improbable, devient de plus en plus plausible. Déjà, l’ex-ministre de l’Énergie conseillait aux Québécois de faire la vaisselle à minuit au nom de la «sobriété énergétique»!
On voit en outre des coupures de courant régulières dans d’autres économies avancées qui ont choisi de sacrifier leur sécurité énergétique sur l’autel du signalement de vertu, comme l’Allemagne ou la Californie.
De telles coupures ne toucheraient pas que le confort des foyers. Elles mettraient en péril les services essentiels: hôpitaux, écoles, et infrastructures de transport.
Si une tempête ou une panne majeure se produit en plein hiver, et que tout dépend de l’électricité, les conséquences pourraient être catastrophiques, allant jusqu’à mettre des vies en danger.
Une autre approche est possible
Le gaz naturel ne mérite pas d’être «diabolisé», tel que le faisait remarquer il y a quelques mois Pierre-Olivier Pineau, un expert qui prend la transition énergétique très au sérieux. Pour ce titulaire de la chaire en énergie de HEC Montréal, il serait «mal avisé de miser sur le 100% électrique, avec les pannes et les évènements climatiques qu’on connaît, et se retrouver dans dix ans sans autre option».
Le gaz doit donc être vu comme une solution complémentaire qui s’inscrit dans un processus de transition raisonnée. Cette source d’énergie pourrait par exemple remplacer une partie du diesel utilisé par le parc automobile commercial au Québec, réduisant les émissions de GES et de polluants nocifs.
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Et si ce gaz était extrait localement, cette conversion serait d’autant plus intéressante d’un point de vue environnemental ; après tout, l’achat local, c’est bon pour la planète.
Comme le rapportait l’Institut économique de Montréal en 2020, au «rythme actuel de consommation, le Québec disposerait de réserves suffisantes pour un minimum de 40 ans».
Nous avons plus que jamais besoin d’un débat public sérieux, basé sur les faits et non sur l’idéologie. Le gouvernement Legault doit revenir sur sa décision avant qu’il ne soit trop tard. L’avenir du Québec dépend de choix énergétiques équilibrés, qui tiennent compte de nos besoins économiques, de la réalité environnementale et de la capacité de nos infrastructures.
Québec FIER continuera de dénoncer ces politiques irresponsables et de proposer des solutions concrètes pour un avenir énergétique durable et réaliste. Nous ne resterons pas silencieux face à ce suicide énergétique.












