L’indépendance du Québec rendra-t-elle les Québécois plus libres?

Les quatre députés masculins du PQ au Salon rouge de l’Assemblée nationale, le 17 octobre 2023. Photo: page Facebook officielle du Parti québécois.

Lundi le 25 mars 2024, à 11:15

L’animateur Joey Aubé s’interroge sur la forme que prendrait un Québec indépendant compte tenu des inclinations liberticides d’un modèle québécois toujours adulé par la majorité.

 

J'ai 29 ans et je n'ai jamais été consulté sur la question de l'indépendance.

 

Bien que je me considère comme souverainiste, je suis de plus en plus inquiet quant à la préservation des droits individuels dans un Québec indépendant dont la constitution serait sans doute principalement rédigée par des défenseurs du «modèle» québécois comme des membres du Parti Québécois, de Québec Solidaire et de la Coalition Avenir Québec. 

 

La très grande majorité d’entre eux croient toujours que l'État devrait intervenir dans le plus grand nombre d'aspects de nos vies possibles. Sans oublier que dans leur perspective, la lutte à la «crise climatique» devrait primer sur tout droit individuel s’il a pour but de faire avancer un certain «bien commun».


Un modèle axé sur la sécurité

 

Comme le souligne le politologue Christian Dufour dans son dernier livre, la pandémie a révélé que les Québécois ont plus tendance à se tourner vers la sécurité que vers la liberté. Or, l'indépendance d'une nation représente la plus grande expression de la liberté à travers l'autodétermination des peuples.

 

Cependant, dans les discours des Paul Saint-Pierre Plamondon sur les raisons de faire l'indépendance, je remarque qu'ils n'évoquent jamais la liberté des individus, mais seulement la liberté de l'État québécois souverain enfin libéré des contraintes du système fédéral canadien. Quels seraient les droits individuels prioritaires dans un Québec souverain?

 

Ajoutons à cela des arguments symboliques estampés d'une fleur de lys (monnaie, armée, place à l'ONU, etc.) et une panoplie de belles raisons non pas pour rendre les Québécois plus libres, mais pour libérer les pouvoirs de l'État-providence afin que notre cher gouvernement puisse enfin protéger ses enfants bleus francophones des menaces du méchant capitalisme pétrolier occidental.

 

À ce sujet: Frank: «on ne traverse pas l’inconnu en dessinant des arcs-en-ciel»

 

Monsieur Saint-Pierre Plamondon, l'État québécois et le peuple québécois ne sont pas la même chose!

 

Je suis prêt à voter OUI au prochain référendum, mais j'aimerais d'abord voir la première version d'une potentielle constitution d'un Québec indépendant. Je veux savoir quels droits seraient garantis et prioritaires selon les valeurs du camp du OUI.

 

Des expériences repoussantes

 

Actuellement, un grand nombre de Québécois sont sceptiques quant à l'indépendance, non pas parce qu'ils sont des fédéralistes purs et durs amoureux de la monarchie et des Rocheuses, mais parce qu'ils craignent d'être enfermés à tout jamais avec leur tortionnaire qui leur pourrit la vie avec ses éternelles réglementations, taxes, impôts et autres mesures contraignantes en vigueur au nom de la peur du risque et de la sécurité. Ils redoutent une augmentation de l'emprise de l'État dans leur vie quotidienne.

 

Je demande donc des preuves tangibles que notre système parlementaire actuel (qui est une monarchie centralisée sans dire son nom) aura dans un Québec souverain autant sinon plus de contre-pouvoirs et de garanties pour les droits individuels face à un État centralisateur.

 

Pour inciter davantage de gens à soutenir le OUI, il est essentiel de montrer comment votre projet de pays créera un environnement plus stimulant et transparent.

 

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Je serai le premier à embarquer dans le wagon du OUI si vous fournissez une image claire et convaincante de ce à quoi ressemblerait notre Québec indépendant. La balle est dans votre camp. Montrez-nous votre vision avec transparence et clarté. Ne nous dites pas «faites-nous confiance». Non, montrez-le-nous!