En présentant la vie comme un fardeau épouvantable et l’humanité comme un virus pour la planète, le wokisme pousse-t-il les gens au suicide? L’éditorial de notre rédacteur en chef Jérôme Blanchet-Gravel.
Les données sur l’explosion des problèmes de santé mentale témoignent jour après jour de l’état lamentable dans lequel se trouve notre société.
Une lourdeur ambiante est palpable à l’échelle occidentale, surtout au Québec, où les gens qui nous servent d’élite se soumettent avec zèle aux modes idéologiques.
Comme l’observe le chroniqueur Frédéric Têtu, le Québec semble vouloir être à l’avant-garde du déclin de l’Occident, ce qui en fait l’un des principaux laboratoires des nouvelles expériences «progressistes».
Le wokisme est peut-être moins politique que psychologique.
Pour expliquer la détresse psychologique, on parle beaucoup de performance au travail, d’un monde dominé par l’image et de l’emprise des médias sociaux – entre autres phénomènes –, en oubliant l’impact désastreux du wokisme sur la population. Son influence affecte particulièrement les jeunes, malgré eux toujours aux premières lignes des changements de paradigme, comme on l’a bien vu durant la pandémie.
La psychologie woke
Il faut bien comprendre que le wokisme n’est pas seulement la défense de la diversité culturelle et sexuelle – de même qu’une certaine conscience écologique –, mais aussi, voire surtout une posture psychologique. Cet élément est très important.
Le wokisme ne regroupe pas seulement toutes les causes de la nouvelle «gauche» en opposant de manière manichéenne différents groupes (blancs contre racisés, hommes contre femmes, etc.), c’est une idéologie d’enfants gâtés, la moindre norme imposée à leur personne fragile devenant une «micro-agression».
«Je souffre donc je suis»
Le wokisme est peut-être moins politique que psychologique. Le wokisme est cette idéologie qui permet à des Catherine Dorion de présenter leur situation de citoyenne privilégiée comme un supplice, c’est cet imaginaire paranoïaque qui fait croire à ses adeptes qu’ils souffrent plus que le Christ sur la croix.
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Pulsion de mort, le wokisme fait regretter d’être nés à des gens qui ont pourtant beaucoup de chance de vivre paisiblement dans un pays épargné par la guerre, les enlèvements et les véritables cataclysmes naturels. Le wokisme est une insulte à la misère humaine.
Ce système perturbe les jeunes en leur faisant croire qu’ils sont nés dans le mauvais corps, leur invente des problèmes de toutes pièces, embrouille leur esprit, freine leur développement intellectuel, il les endoctrine pour les faire adhérer à sa sombre vision du monde.
Le wokisme est cette idéologie qui célèbre des femmes qui expriment publiquement leur regret d’être mères, c’est cette quasi-religion qui glorifie la laideur et la médiocrité en prenant pour modèles des «personnalités» qui se plaignent constamment d’exister.
Pour le dire plus simplement: le wokisme est une idéologie dépressive et suicidaire.
«Je souffre donc je suis», telle est la devise de ce courant d’êtres susceptibles et égocentriques qu’il faut mettre en relation avec l’explosion des problèmes de santé mentale.
Autodestruction
Sous son influence, non seulement le monde occidental s’autodétruit en supprimant les derniers grands référents culturels auxquels il peut et doit se rattacher pour perdurer (pensons à la guerre contre Noël), mais il pousse ses membres au suicide en présentant la vie comme un fardeau épouvantable.
Transversal, le wokisme présente la vie comme une oppression sans fin (version politique), comme un risque pour la santé (version sanitariste), comme une atteinte à la nature (version écologiste) et comme une insoutenable «charge mentale» (version psychologique). C’est dur la vie quand on est woke!
Le wokisme rêve de décroissance dans tous les secteurs jusqu’à la disparition du vivant. Il se manifeste aussi à travers la quête maladive d’une cible 0 devenue emblématique du rejet de la vie (zéro covid, zéro carbone, zéro calorie, zéro natalité, zéro vie). En attendant le nirvana – l’utopique arrivée du safe space global –, la seule manière de se mettre à l’abri de tous les dangers qui nous guettent est l’extinction de soi, le suicide.
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Il est extrêmement inquiétant que ce courant de pensée soit diffusé dans nos écoles, dans les arts, le divertissement et les musées grâce à de nombreux programmes publics.
La seule manière de vivre sereinement dans cet asile financé par les gouvernements avec notre propre argent est de nous libérer de ce cancer mental.













