Iran: «même au bord de sa chute, le régime continue de tuer»

Une Iranienne regarde une photo du commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique, Hossein Salami, tué à la suite de frappes israéliennes en Iran, place Hafteh-tir, à Téhéran, le 23 juin 2025. Photo: Atta KENARE pour l’AFP.

Mercredi le 25 juin 2025, à 09:50

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Iran: «même au bord de sa chute, le régime continue de tuer»
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Iranienne exilée en France depuis huit ans, Parisan Azadi témoigne de la détresse de ses compatriotes restés en Iran. Elle appelle les sociétés occidentales à ouvrir les yeux sur la réalité d’un régime fanatique en crise.

 

Chers lecteurs, 

 

Permettez-moi de vous dire que le peuple iranien est devenu la victime d’une guerre qu’il n’a jamais choisie. 

 

Une guerre décidée uniquement par le guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, et dont des millions de civils innocents paient aujourd’hui le prix.

 

Alors que les commandants du régime envoient leurs enfants à l’étranger, les enfants de l’Iran n’ont ni abri ni sécurité. Une nation entière est prise en otage par un régime qui, depuis des décennies, règne par le mensonge, la répression et le sang.

 

Monsieur Trump, exiger l’évacuation de 15 millions de personnes de Téhéran est non seulement irréaliste, mais tout simplement impossible. 

 

Les aéroports sont fermés, les routes bloquées, et tous n’ont pas accès à un véhicule. Le peuple iranien n’est pas votre ennemi – l’ennemi, c’est Khamenei et son régime corrompu et criminel.

 

Un cessez-le-feu fragile

 

Un cessez-le-feu vient d’être annoncé. Mais ce cessez-le-feu est fragile et peut être violé à tout moment. Il y a quelques jours à peine, Khamenei rejetait toute idée de «paix imposée» et appelait à continuer la guerre. 

 

Mais cette fois, même au sein du pouvoir, plus personne ne semble écouter les délires d’un vieillard déconnecté de la réalité.

 

 

Aujourd’hui, les Iraniens ne craignent pas les missiles israéliens ou américains. Ce qu’ils craignent, c’est la survie de ce régime meurtrier. 

 

 

Le peuple iranien craint que, si la République islamique parvient à survivre à cette crise, elle reprendra ses exécutions, ses répressions, ses vengeances brutales. 

 

Déjà, ces derniers jours, plusieurs jeunes ont été exécutés sur la base d’accusations fallacieuses comme «offense au sacré» ou «collaboration avec Israël», sans procès équitable ni recours à un avocat.

 

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Même au bord de sa chute, le régime continue de tuer. Aujourd’hui, les Iraniens ne craignent pas les missiles israéliens ou américains. Ce qu’ils craignent, c’est la survie de ce régime meurtrier. 

 

Un régime qui a protégé les assassins de Mahsa, Nika, Sarina et Armita, ces femmes assassinées pour avoir refusé le voile, symboles de la révolution Femme, Vie, Liberté. Un régime qui a pendu ceux qui demandaient justice.

 

Les Occidentaux doivent tendre l’oreille

 

Chers lecteurs, en ces jours sombres là-bas, sans internet et sans voix, soyez les porte-voix du peuple iranien. Pas pour soutenir la guerre mais pour soutenir la liberté. Pas pour les gouvernements, mais pour une nation qui n’a connu sous ce régime que la pauvreté, la prison, l’exécution et le mensonge. 

 

Un Iran sans République islamique est possible. La liberté est possible. À condition d’unité. À condition de solidarité.

 

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Nous, le peuple iranien, demandons respectueusement et sincèrement aux pays occidentaux de ne plus tendre la main au régime de la République islamique. 

 

Nous vous prions de ne pas négocier avec ce régime, de ne pas envoyer une nouvelle bouée de sauvetage aux mollahs. 

 

La plus grande peur des Iraniens en ces jours de chaos, c’est que cette guerre permette au régime de rester au pouvoir.

 

Une telle issue n’apporterait ni paix ni stabilité, mais seulement la perpétuation de la répression et de la violence qui plongent le peuple iranien dans la souffrance et l’obscurité depuis des décennies.