Quand la vaccination devient dogmatisme et mercantilisme

Le président américain Joe Biden reçoit une deuxième injection de rappel du vaccin Pfizer Covid-19 dans le South Court Auditorium, à côté de la Maison-Blanche, à Washington, DC, le 30 mars 2022. Photo: Nicolas Kamm pour l’AFP.

Mardi le 10 décembre 2024, à 16:00

Malgré des données accablantes sur l’inefficacité et les risque des vaccins Covid, les autorités de santé s’entêtent à recommander des doses de rappel. Cet aveuglement participe à l’érosion de la rigueur scientifique, estime Bernard Massie.

 

Bernard Massie est docteur en microbiologie et immunologie ainsi qu'expert en virologie, biotechnologie et thérapie génique.

 

Malgré la désaffection de la population, les agences de santé publique au Canada, emboitant le pas au CDC américain, recommandent des doses de rappel pour la population, incluant les enfants et les femmes enceintes. 

 

Continuons, disent-elles en ignorant les dernières données des systèmes de pharmacovigilance et le retrait des recommandations vaccinales dans plusieurs états, dont la Floride.

 

Cet imbroglio est d’autant plus surréaliste dans le contexte de la publication du rapport du Congrès américain qui fait état de toutes les dérives de la gestion de la crise sanitaire, avec l’instrumentalisation de la science à des fins politiques. Ce rapport souligne, bien que timidement, les problèmes majeurs des vaccins géniques lancés à la hâte au mépris de l’immunité naturelle. 

 

La débâcle des vaccins contre la Covid-19, qui se sont avérés pratiquement inutiles, inefficaces et dangereux à un niveau sans précédent, a ouvert la boîte de Pandore de l’hésitation vaccinale à un niveau inégalé depuis l’instauration de la vaccination à la fin du 19e siècle. 

 

Du même auteur: Pour le droit de critiquer les vaccins

 

Le premier problème soulevé par cette débâcle est l’inutilité intrinsèque de la vaccination contre le SRAS-CoV2 pour la majorité de la population, dont au premier chef les enfants. En effet, la plupart des individus en bonne santé guérissent spontanément de cette infection, qui est souvent pour eux asymptomatique.

 

Le second problème, encore plus grave, c’est que la stimulation inappropriée du système immunitaire avec ces injections géniques provoque une panoplie de pathologies pires que l’infection au SRAS-CoV2, comme on le voit dans les nombreux effets indésirables sérieux, qu’on n’arrive plus à cacher et qu’on commence timidement à indemniser.

 

 

Ces néo-chamans brandissent les vaccins comme autant de talismans.

 

 

Les preuves de la toxicité des vaccins contre la Covid-19 – et particulièrement la plateforme des vaccins géniques à ARNm modifié encapsulé dans des nanoparticules lipidiques – ont conduit, à répétition, des milliers de scientifiques, médecins et professionnels de la santé dans le monde à réclamer le retrait du marché de ces produits ainsi qu’un moratoire sur l’ARNm modifié pour toutes autres applications. 

 

Malgré ces données accablantes contre les vaccins géniques déployés pour prévenir la Covid-19, les promoteurs de la vaccination tous azimuts se braquent et refusent obstinément de reconnaître le problème. Selon eux, il ne faut surtout pas provoquer de l’hésitation vaccinale qui risquerait de faire s’écrouler, par un effet de dominos, tout l’édifice de la vaccination

 

Scientisme, dogmatisme, mercantilisme

 

Nous sommes en pleine «vaccinolâterie» promue par tous les grands prêtres des institutions, censés protéger la santé du public. Ces néo-chamans brandissent les vaccins comme autant de talismans, comme on vendait autrefois des scapulaires pour protéger les chrétiens des mauvais esprits en leur conférant des indulgences auprès des autorités célestes, mais dont les revenus étaient bien encaissés par des autorités terrestres de l’Église. 

 

En s’alimentant des incantations vaccinales de ces grands prêtres, les ordres professionnels dans le domaine de la santé emboîtent le pas sans questionner les pouvoirs magiques de ces talismans. Et il est en outre très coûteux de ne pas faire partie de la secte qui vous fait payer votre indépendance de plusieurs façons; psychologiques, sociales et économiques.

 

Les professionnels de la santé sont «formatés» à croire que la nécessité, l’efficacité et l’innocuité des vaccins sont scientifiquement fondées et globalement bénéfiques, au point d’en être indiscutable a priori.

 

Mais faute de cette nécessaire discussion a priori, la démarche scientifique rigoureuse exige minimalement une discussion a posteriori. Combien de temps allons-nous encore l’éluder?

 

Alors qu’ils croient relativement rares les effets indésirables sérieux pouvant mener à la mort, les professionnels de la santé ne soupçonnent pas un seul instant, ou feignent d’ignorer, que la fréquence des effets indésirables graves est de dix à cent fois plus élevée que ce qui est rapporté. 

 

Voir notre reportage: Afrique du Sud: les sans-abris enfermés dans des camps durant la Covid

 

Ils entretiennent donc la croyance que les risques sont minimes alors que les bénéfices, difficilement mesurables, seraient évidemment très grands. Ce qui fait qu’ils n’ont aucune documentation scientifique valable sur le rapport bénéfices/risques qu’ils croient être forcément positifs pour les vaccins. Tous les vaccins.

 

Cette croyance est tellement encrée que même lorsqu’ils reconnaissent que certains effets indésirables graves peuvent entraîner la mort, ils minimisent ce phénomène en arguant que, bien sûr, les vaccins ne sont pas parfaits; aucun traitement n’est parfait! 

 

En fait, il est allégué que nos autorités de santé publiques sont conscientes du problème et font un suivi très rigoureux d’évaluation de la sécurité des vaccins. Cette pensée les réconforte car ils peuvent citer des exemples de médicaments et de vaccins qui ont été retirés du marché autrefois, comme celui contre la bronchiolite à VRS dans les années 60 et le vaccin pour la grippe en 1976. 

 

C’était autrefois. Quels sont les exemples récents de vaccins retirés du marché? Les vaccins actuels bénéficient-ils d’une sécurité accrue grâce à des protocoles de développement et de surveillance plus rigoureux, ou assiste-t-on à un assouplissement des exigences des agences de réglementation par rapport au passé? La question demeure en suspens.

 

Dans la mesure où le financement des agences de règlementation est depuis quelques décennies assuré majoritairement par les compagnies pharmaceutiques –  par ailleurs à l’abri des poursuites lorsque leurs vaccins se retrouvent sur la liste des vaccins infantiles – , ne devrait-on pas se questionner sur la probité du jugement de ces agences et des motivations d’abord mercantiles de l’industrie; cui bono?

 

L’hésitation vaccinale, un trouble mental?

 

La prémisse que les hésitants à la vaccination n’auraient pas d’informations scientifiques crédibles pour contester les vaccins géniques contre la Covid-19 est surréaliste. Il y a tellement d’informations pour soulever un doute plus que raisonnable que ceux qui l’ignorent doivent faire un effort acharné pour ne pas les voir ou les comprendre.

 

L’image des trois petits singes, qui ne voient, ni n’entendent, ni ne parlent du mal, nous vient spontanément à l’esprit pour illustrer cette situation. 

 

Il faut dire que l’aveuglement volontaire peut être alimenté par la formation très superficielle des professionnels de la santé qui n’ont aucune connaissance en vaccinologie autre que les vaccins sont sûrs et efficaces, grâce à la vigilance de nos agences règlementaires, et qu’il ne reste plus qu’à promouvoir le calendrier de vaccination recommandé, sans se questionner. 

 

Ce n’est visiblement pas l’avis de tous, comme le psychologue Jordan Peterson et son ami psychiatre, le Dr Norman Doidge. Ce dernier présente une opinion bien documentée dans son essai tout en nuance, Needle Points, et qui, loin de démoniser l’hésitation vaccinale,  en explique les différentes dimensions épistémologique, scientifique, historique, psychologique et sociologique. 

 

L’insistance à la vaccination est-elle scientifique ou idéologique? Et lorsque les gens hésitent à croire à cette idéologie vaccinale, suffit-il alors de les rassurer habilement, car c’est pour leur plus grand bien? Vraiment!

 

Une des meilleures méthodes déployées à cet effet est l’entrevue motivationnelle qui avait été développée à l’origine par des psychologues pour le traitement de la toxicomanie. Je vous laisse apprécier le fondement éthique de son utilisation pour le traitement de l’hésitation vaccinale, qui se trouve de facto mise dans le même registre que la toxicomanie! Comme si la fin justifie les moyens. Mais quelle fin?

 

Selon certains chanceux, qui ont bénéficié de l’intervention de l’entrevue motivationnelle, il ne faudrait pas douter des vaccins car l’hésitation vaccinale est anxiogène à deux niveaux.

 

Le premier niveau est la santé car étant donné que les vaccins sont réputés sûrs et efficaces, se priver de la vaccination pourrait potentiellement affecter notre santé négativement. Le second niveau est l’angoisse de douter de la compétence et de la bienveillance des autorités publiques, particulièrement forte au Québec. Cela conduit à la dissonance citoyenne qui est insupportable pour les plus anxieux.

 

Et si ces deux prémisses étaient fausses, ou du moins fondées sur des bases questionnables? Est-ce que cela pourrait légitimer l’hésitation vaccinale alors? 

 

Si on peut s’entendre que la toxicomanie est mauvaise pour la santé individuelle et collective, qu’en est-il de l’hésitation vaccinale? 

 

Il a bien fallu à un certain moment donné remettre en question la saignée et la purge avant de les abandonner comme pratiques médicales tous azimuts. Sans l’exercice d’un doute raisonnable, où en serait-on? Et que dire de la lobotomie, récompensée d’un prix Nobel de médecine en 1949?

 

Donc, est-il préférable de soulager son hésitation vaccinale pour avoir l’esprit en paix en préférant croire que les vaccins sont sûrs et efficaces et que les autorités de santé  sont compétentes et bienveillantes? 

 

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On peut y croire jusqu’à ce qu’une blessure vaccinale grave nous affecte personnellement ou les membres de notre famille. C’est d’ailleurs la motivation principale de plusieurs activistes qui questionnent le bien-fondé de la vaccination. Comment pourrait-on leur en faire le reproche lorsqu’ils ont ressenti les blessures dans leur chair?

 

Mais la bataille est très ardue, et on progresse seulement si on réussit à faire reconnaître les blessures vaccinales par les médecins et les autorités de santé qui, a priori, les ignorent systématiquement, ce qui explique que leurs nombres soient autant sous-estimés. 

 

Et cette sous-estimation systématique permet de nourrir le narratif que les vaccins ne sont peut-être pas parfaits, mais tout de même bons pour la majorité, même pour ceux qui en n’ont pas besoin. N’est-ce pas alors courir un risque inutile sans bénéfice personnel patent?

 

L’envoûtement de la population est maintenu par la propagande qui nous intime à faire confiance aveuglément aux progrès technologiques, aux experts scientifiques et aux technocrates des institutions de santé qui sont des courroies essentielles dans la transmission d’une pensée unique exempte de toute controverse. 

 

Les adeptes de la vaccination sans hésitation auraient la science avec eux, alors que les gens sous l’emprise de l’hésitation vaccinale entretiendraient des croyances d'origine religieuses et culturelle, aucunement scientifiques! 

 

Une approche bienveillante?

 

La formation, qu’elle concerne l’éducation générale ou la préparation des professionnels de la santé, incluant ceux issus des médecines alternatives telles que l’homéopathie, la naturopathie, l’ostéopathie ou encore les sage-femmes, est depuis des décennies orientée pour intégrer et normaliser les interventions de la médecine allopathique avec son arsenal de médicaments et de vaccins. Cela fait désormais partie intégrante de la culture institutionnelle des soins de santé, légitimant ainsi toutes les formes de persuasion psychologique.

 

Force est de constater que la pratique de la médecine allopathique cherche par tous les moyens à imposer sa vision réductionniste et matérialiste des soins, en dénigrant, voire écrasant, les soins alternatifs qui sont pratiqués depuis des millénaires dans certains cas. C’est dans cette approche de médecine allopathique que la vaccination est préférée à toute autre forme de médecines alternatives, car elle serait plus «scientifique». 

 

La science unidirectionnelle 

 

Finalement, pensez-vous que l’hésitation vaccinale est vraiment un trouble qui peut être soigné par l’entrevue motivationnelle comme si c’était une maladie mentale dans le registre de la toxicomanie? 

 

Ou encore que c’est une attitude légitime de reprise de pouvoir sur sa santé où on examine au mérite les rapports risques/bénéfices de chaque vaccin proposé après une recherche exhaustive adéquate? 

 

Devrions-nous aussi offrir des soins psychologiques aux professionnels de la santé et aux scientifiques qui déconseillent l’utilisation des vaccins géniques contre la Covid-19 en plus de les censurer et de les sanctionner pour les faire taire? 

 

Ou au contraire, protéger les lanceurs d’alerte, sans conflit d’intérêts, qui prennent des grands risques pour questionner les autorités qui, de leur point de vue, mettent en danger la santé du public?