Genres flous, reculs nets: les droits des femmes en péril

Une manifestante participe à une manifestation organisée par «NousToutes», collectif féministe français, contre les violences sexistes et sexuelles, place de la République à Paris, le 20 novembre 2021. Photo: Alain JOCARD pour l’AFP.

Lundi le 21 avril 2025, à 11:35

Pendant qu’on débat de leur «genre», des fillettes en chair et en os sont sont voilées, mutilées, mariées de force. Et les femmes sont rayées de l’espace public au nom de la fameuse «inclusion».

 

Je m’appelle Marie et, comme mon nom l’indique, je suis une femme. 

 

C’est un énoncé simple, me diriez-vous? Peut-être même simpliste car, selon un chercheur du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) du nom de Éric Macé, il y aurait au moins 48 genres, sinon plus… Il travaille encore, lui et bien d’autres chercheurs, à en décider le nombre.  

 

Loin de moi l’idée de les contredire, ce sont des scientifiques après tout, par conséquent, ils doivent bien savoir de quoi ils parlent. Je ne suis moi qu’une simple femme.

 

Je dois tout de même admettre que je m’y perds un peu. Parfois, j’ai l’impression qu’on détourne à dessein le regard. La science nous dit qu’entre 0,8% et 2% des enfants naissent avec les deux sexes, à des degrés différents de développement. 

 

Je trouve cela peu pour décider de ne plus parler d’hommes et de femmes, concept «binaire» du siècle dernier, peut-on lire dans des articles scientifiques. 

 

Je veux bien accepter que la science cherche, évolue, fasse des avancées. Sans elle, nous serions encore à l’âge de pierre. Mais, je m’inquiète de ce que cette nouvelle classification scientifique nous fait, à nous, les femmes. 

 

Fumisterie 

 

Soit dit en passant, je ne suis pas une supporter tous azimuts des classifications et des boîtes. Je suis un esprit aussi libre que possible, mais là, je trouve qu’il y a fumisterie, manipulation. Au nom de l’inclusion, nous disparaissons.

 

Je m’inquiète, car il y a encore bien trop à faire concernant les femmes, oui, je répète, les femmes. Si j’ai bien lu, les marqueurs biologiques qui nous définissent, bien qu’ils ne soient pas purs à 100%, selon les nouvelles avancées scientifiques, se situent grosso modo aux alentours de 60% pour définir notre genre. 

 

Je considère 60% comme une majorité. Donc, je dis femme haut et fort. J’ai bien envie d’y mettre une majuscule, tiens, je dis dès lors: Femmes et au pluriel qui plus est!

 

Femmes telles que nous les connaissons depuis le début de l’humanité, sans les nouvelles méthodes de recherche, sans scans de cerveaux, sans échantillons de glandes, sans nouveaux tests super poussés, sans rien… Femmes. Que sont-elles devenues? 

 

Elles ont été assimilées. Au fédéral, avec l’arrivée du gouvernement Trudeau, elles ont été amalgamées au ministère des Femmes et de l’Égalité des genres.

 

Un ministère, que fait progresser, selon le site internet du gouvernement, «l’égalité en ce qui concerne le sexe, l’orientation sexuelle et l’identité ou l’expression de genre par l’inclusion des femmes et des personnes 2ELGBTQI+ à tous les aspects de la vie économique, sociale et politique du Canada.»

 

Fumisterie, je vous dis. Je suis une Femme et fière de l’être. Féministe de surcroît, car l’égalité n’est pas encore atteinte, ni la parité d’ailleurs, même si on veut nous faire croire le contraire. 

 

Pas d'égalité, pas de parité ni dans le travail, ni dans le salaire, ni dans la représentation des Femmes dans notre société, ni dans la voix qu’elles portent et nullement dans l’écoute qu’elles obtiennent, et, que dire, du respect de leur corps…

 

Nous sommes loin de la société égalitaire que les Libéraux fédéraux veulent nous faire avaler de force pour passer à la défense des autres genres. Il n’y a pas si longtemps les Femmes ne pouvaient pas voter, ni avoir un compte en banque, ni posséder une maison – nous perdions notre nom –, et ces injustices sont encore la réalité dans bien des pays. 

 

Des droits en moins

 

Au nom de l’inclusion, nous perdons nos droits. Notre droit d’avoir des espaces exclusifs. Les hommes se retrouvent dans nos centres de détention, dans nos toilettes et dans nos vestiaires… Je ne laisserais plus jamais ma fille aller aux toilettes seule. 

 

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J'ai aussi des garçons et je deviens folle de rage quand on les accuse de «masculinité toxique». Les hommes ne sont pas des violeurs et des tueurs. Quelques-uns le sont, malheureusement, notre société n’est pas encore parfaite... Mais ce n'est pas le sujet d’aujourd’hui… 

 

Les Femmes. Je m’inquiète pour les Femmes de tous âges, laissées en marge de la société, seules, monoparentales, en bas de l'échelle salariale, avec des problèmes de toxicomanie, de dépendances, de santé mentale, de prostitution et d’abus de toutes sortes. 

 

Des reculs partout dans le monde

 

Je m’inquiète de l’hypersexualisation de l’image de la Femme dans les médias et la publicité,  des abus physiques et psychologiques que les Femmes subissent, du nombre de viols et de féminicides qui augmente dans le monde, des mariages forcés entre vieux hommes et petites filles, qui devraient rêver d’avenir. 

 

Je m’inquiète qu’on accepte, au nom de la religion, de couvrir des Femmes de la tête aux pieds, comme les vieux meubles des maisons fermées, qu’on n’aère que lorsqu’on en a besoin… En noir de surcroît, comme si elles étaient mortes, dans l’absence de couleur, d’identité, on les efface…

 

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Je m’inquiète des sévices physiques et des mutilations qu’on fait subir aux jeunes filles, même ici au Canada, pratiques barbares et tribales d’un autre temps. 

 

Je m’inquiète qu'après toutes ces batailles de libération et d’égalité, de simples lois nous effacent, nous bâillonnent, nous anéantissent. Nous ne pouvons même plus clamer haut et fort que l'utérus des Femmes donne naissance aux Hommes de demain, sans déclencher des hostilités!

 

Je suis pour l’inclusion. Inclusion avec un I majuscule, mais pas au détriment des Femmes, au pluriel avec un F majuscule.