Avec Justin Trudeau encore à sa tête, le Canada est tout simplement à l’avant-garde de la décadence occidentale, déplore notre chroniqueur Félix Racine.
Consommer le produit d’une époque donnée nous permet généralement d’en extirper les mœurs. Il suffit d’écouter le Donald Duck des années 1940, produit par le studio Disney, pour mesurer la distance qui nous sépare de cette décennie en termes de mentalité.
Dans une perspective actuelle, le personnage principal, ce canard colérique à outrance, est tout sauf un modèle à suivre. Continuellement frustré, bagarreur, impulsif, brusque avec ses jeunes neveux et galant envers la gent féminine, Donald Duck est pourtant un pur divertissement pour l’esprit!
Le divertissement avant l’endoctrinement
Son rôle est strictement de nous faire rire, pas de nous éduquer en fonction d’une morale. Mais la mission de Disney a évolué. Désormais, le géant du divertissement vise aussi à éduquer les esprits à l’aune du wokisme.
C’est en raison de cette volonté d’endoctrinement que l’État de la Floride a décidé de retirer certains privilèges au parc d’attraction Disneyland.
Le géant Disney s’est notamment opposé à la loi «don’t say gay» qui interdit d’aborder les questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre avec les enfants de troisième année et moins. En s’y opposant publiquement, Disney a outrepassé son statut d’acteur économique pour devenir à la fois une force politique et normative.
Le wokisme comme religion
La Floride agit concrètement pour freiner le wokisme, cette espèce de religion révélée qui voit partout des inégalités systémiques et qui alimente le ressentiment envers les peuples occidentaux.
La plupart des populations occidentales restent généralement défavorables à ce militantisme exacerbé – en particulier celles d’Europe de l’Est –, mais il reste omniprésent et surreprésenté parmi les grandes institutions et l’establishment.
De nombreuses entreprises capitalistes surfent sur la vague de cette idéologie, y voyant fort probablement une autre marge de profit. Les universités se soumettent aussi, le wokisme y ayant remplacé le marxisme classique d’autrefois.
Le Canada pire que jamais
Au Canada, Justin Trudeau est indéniablement le chantre de cette idéologie. Soutenant que le Canada ne possède pas «d’identité nationale» et permettant aux drag queens toutes les excentricités possibles avec les enfants, le Canada est à la merci de toutes les plus folles dérives du wokisme.
Le wokisme pousse à la tyrannie du subjectivisme, à la déliquescence du bon goût et à l’affaiblissement des peuples, surtout occidentaux, toujours accusés d’un quelconque mal. Les policiers marchent désormais sur des œufs en craignant à tout instant d’être traités de racistes.
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Les hommes blancs sont exclus de certains postes avec la complicité du fédéral. Les révélations sur l’ingérence du régime chinois dans la démocratie canadienne sont vues comme une forme de «sinophobie», donc de racisme. Le fait de critiquer les dérives intégristes de l’islam relève de «l’islamophobie», donc encore une fois du racisme.
Le fait de nommer une réalité aussi banale que l’existence de deux sexes biologiques est désormais un blasphème. Les plus grandes œuvres de l’art occidental sont jugées en fonctions de critères totalement anachroniques.
Bref, loin d’être un havre de résistance du wokisme comme la Floride, le Canada est à l’avant-garde de la décadence occidentale. La liberté d’expression se heurte à la multiplication incessante des sensibilités.
L’urgence d’un électrochoc
Avec Justin Trudeau au pouvoir, le Canada a accéléré son déclin. Les finances publiques s’assombrissent, le pays fait de mauvais choix sur le plan énergétique et les puissances étrangères exploitent les faiblesses de notre dirigeant.
D’un côté, le multiculturalisme pousse les communautés immigrantes à conserver leurs mœurs tandis que le wokisme dissout les fondations anthropologiques de l’Occident.
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Le Canada a besoin d’un électrochoc pour récupérer sa crédibilité, sa prestance et sa cohésion. Il lui faut un dirigeant qui, à l’instar de Ron DeSantis, réplique au wokisme dans le cadre de cette nouvelle guerre culturelle.
Nul besoin de verser dans un conservatisme passéiste afin de s’opposer au wokisme: le simple bon sens, la science et le débat suffiront pour mettre un frein à cette dérive.
Pierre Poilievre est-il vraiment l’homme de la situation? L’avenir nous le dira. Chose certaine, il ne peut très certainement pas faire pire que Justin Trudeau.













