L’une des représentations d’un spectacle de danse contemporaine sera exclusivement réservée aux gens issus des minorités visibles, le 28 novembre prochain à Montréal.
«Soirée réservée pour PANDC (personnes autochtones, noires et de couleur) le 28 novembre, suivie d’une discussion avec les artistes», peut-on lire sur le site internet de Tangente, un haut lieu de la danse contemporaine au Québec.
Le spectacle en question présente un programme double mettant en vedette les danseuses et chorégraphes Maxine Segalowitz et Mohammadreza Akrami. Intitulé «Ad-Hoc Dimension», le spectacle de Maxine Segalowitz est une sorte d'hommage à l’univers du striptease.
Ségrégation 2.0?
«La soirée du 28 novembre, réservée aux PANDC, a pour volonté de créer un espace invitant. En appuyant la demande des artistes, Tangente souhaite créer un espace de discussion et de partage sécuritaire entre PANDC après la représentation; un moment sans filtre où le partage entre les artistes et le public est fluide et sensible de par l’expérience complexe engendrée par la diversité des expériences», se justifie l’organisme.
Selon les critères établis par cet organisme actif depuis 1980, un couple composé d’une personne «blanche» et d’une autre issue d’une minorité ethnoculturelle n’aurait donc pas le droit d’assister ensemble au spectacle.
«Territoire non cédé»
Par ailleurs, l’organisme souhaite aussi faire savoir au public qu’il agit dans l’esprit de la «décolonisation». «Nous souhaitons reconnaître que Tangente est établi en territoire autochtone non cédé où des êtres vivants et non vivants coexistent depuis des temps immémoriaux».












