Un budget désastreux pour des générations de contribuables

Le premier ministre Justin Trudeau salue la vice-première ministre et ministre des Finances Chrystia Freeland lors de la prestation de serment du 29e ministère canadien à Rideau Hall, le 26 octobre 2021. Photo: Blair GABLE pour l’AFP.

Lundi le 22 avril 2024, à 09:00

La dette fédérale s'élèvera à plus de 1200 milliards de dollars cette année. Lorsque Justin Trudeau est arrivé au pouvoir en 2015, ce passif s'élevait à 616 milliards. Une catastrophe. 

 

Bienvenue au Canada, ce pays où vous payez une taxe sur les biens et services pour couvrir les paiements d'intérêts de votre gouvernement sur sa carte de crédit. 

 

Cela devrait alimenter votre réflexion la prochaine fois que vous ferez la file pour vous rendre à la caisse. Nous y sommes: les s frais d'intérêt sur la dette du Canada s'élèveront à 54 milliards de dollars cette année.

 

En plus de la flambée des intérêts, le budget fédéral 2024 prévoit des déficits massifs, une hausse des impôts sur le gain de capital, le doublement de la dette nationale et aucun plan pour équilibrer le budget.

 

Voilà ce que les contribuables peuvent retenir du budget 2024 du gouvernement Trudeau.

 

Un milliard d’intérêts chaque semaine 

 

Ironiquement, les autorités fédérales ont intitulé leur dernier budget «Une chance équitable pour chaque génération», alors qu'elles accumulent de plus en plus de dettes que les enfants et les petits-enfants des Canadiens devront rembourser toute leur vie.

 

Les intérêts de la dette fédérale absorberont 54 milliards de dollars du budget de cette année. Cela signifie que les contribuables devront payer plus d'un milliard de dollars d'intérêts chaque semaine.

 

Pour mettre les choses en perspective, cela représente plus d'argent que ce que le gouvernement fédéral enverra aux provinces en transferts de santé cette année.

 

 

Le seul plan du gouvernement Trudeau consiste à presser les contribuables comme des citrons, de toutes les manières possibles. 

 

 

Réfléchissez-y un instant. Puis réfléchissez à ce que nous pourrions faire sans la dette fédérale. Nous pourrions doubler les dépenses fédérales en matière de santé. Ou nous pourrions littéralement supprimer la TPS!

 

La dette fédérale s'élèvera à plus de 1200 milliards de dollars cette année. Lorsque Justin Trudeau est arrivé au pouvoir en 2015, la dette s'élevait à 616 milliards de dollars.

 

Un exploit hors du commun

 

Cela signifie que le gouvernement Trudeau aura officiellement doublé la dette nationale en neuf petites années. Chambrez le champagne! Lâchez les confettis! Il a réussi l’impossible!

 

Ce gouvernement pourrait gagner à la loterie tous les jours et trouver encore le moyen d'épuiser sa carte de crédit. Ne le mettez pas en charge du Sahara, car il manquerait de sable l’année suivante…

 

Dans le budget de l'année dernière, la ministre des Finances Chrystia Freeland a déclaré qu'elle trouverait «des économies de 15,4 milliards de dollars sur les cinq prochaines années». 

 

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Devons-nous vérifier les progrès de Freeland? Eh bien, Mme Freeland augmente les dépenses de 37 milliards de dollars cette année. 

 

Flash info pour la ministre des Finances: augmenter les dépenses de 30 milliards en un an n’est pas une bonne manière d’économiser.

 

Le déficit de cette année s'élèvera à 40 milliards de dollars et aucun plan n'est prévu pour équilibrer le budget. En fait, le mieux que ce gouvernement peut faire est de ramener le déficit à 20 milliards de dollars d’ici 2029.

 

«Folie fiscale»

 

Le gouvernement Trudeau affirme avoir un «cadre fiscal responsable». Mais ce n'est pas ce à quoi ressemble la responsabilité fiscale. C'est de la folie fiscale.

 

Le gouvernement fédéral augmente également l'impôt sur le gain en capital, ce qui générera 6,9 milliards de dollars de recettes supplémentaires. Mais comme les dépenses fédérales s'élèvent à 535 milliards de dollars cette année, Trudeau flambera cet argent supplémentaire en moins d'une semaine.

 

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Le gouvernement fédéral tente de présenter l'impôt sur les plus-values comme une manière de faire payer les Canadiens les plus riches tout en protégeant la classe moyenne. Il n'y a qu'un seul problème à cela...

 

Il y a quelques semaines, Trudeau a infligé des hausses de taxes aux Canadiens de la classe moyenne. Le 1er avril, il a augmenté les taxes sur le carbone et sur l'alcool.

 

L'augmentation de la taxe sur l'alcool coûtera à elle seule 40 millions de dollars aux contribuables cette année. Quant à la taxe carbone, elle coûtera à la famille moyenne jusqu'à 911 dollars cette année, même après les remboursements, selon le directeur parlementaire du budget.

 

Si Trudeau et Freeland ne parviennent pas à trouver la volonté de mettre un terme à l’endettement chronique du Canada, il y a fort à parier qu'ils continueront à chercher de nouveaux moyens de soutirer plus d'argent aux contribuables.

 

Si ce n'était pas clair avant, ça l'est maintenant: ce gouvernement n'a pas un problème de revenus, il a un problème de dépenses.

 

Le gouvernement Trudeau n'a aucun plan pour économiser. Il n'a aucun plan pour équilibrer le budget. Son seul plan consiste à presser les contribuables comme des citrons, de toutes les manières possibles. 

 

La solution pour Trudeau et Freeland est simple: lâchez la carte de crédit des contribuables et freinez les dépenses. Ça presse.