265 milliards de dollars en dette nette pour le Québec d’ici 2030

Photo de couverture: le ministre des Finances, Eric Girard, dépose le budget 2024-2025 du gouvernement Legault, le 12 mars 2024. Crédits: page Facebook du premier ministre François Legault.

Mardi le 19 mars 2024, à 10:15

La semaine dernière, le gouvernement Legault a déposé le budget le plus déficitaire de l’histoire du Québec. Selon Nicolas Gagnon, directeur à la Fédération canadienne des contribuables, ce budget est carrément «irresponsable». Reportage.

 

«On aurait difficilement pu faire un budget plus irresponsable que celui qui a été livré mardi dernier», tranche d’entrée de jeu Nicolas Gagnon, directeur pour le Québec à la Fédération canadienne des contribuables.

 

Selon lui, il est ironique de constater que le gouvernement Legault s’était retrouvé peu après son arrivée au pouvoir, en 2018, avec l’un des plus importants surplus budgétaires de l’histoire du Québec, près de 8 milliards. Une cagnotte envolée en fumée.

 

Les dépenses toujours plus grandes

 

Peut-on attribuer toutes les présentes difficultés financières de Québec à la fameuse Covid-19 et aux catastrophes naturelles, comme l’a laissé entendre le ministre des Finances Éric Girard? 

 

Certainement pas pour notre interlocuteur, qui pointe plutôt «l’augmentation des dépenses», les récentes concessions faites au «Front commun», «l’accroissement de la bureaucratie», l’augmentation de salaire de 30% des députés et «les subventions aux entreprises», entre autres. «Tout doit être révisé», lâche-t-il.

 

265 milliards de dollars en dette nette d’ici 2030

 

«Au courant des cinq prochaines années, c’est 32 milliards de dollars en déficit supplémentaire qu’on va accumuler», ce qui représentera près de «265 milliards de dollars en dette nette d’ici 2030», précise-t-il.

 

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«On est dans le rouge depuis 2020 et on va l’être jusqu’en 2030. […] Les dépenses augmentent deux fois plus rapidement que les revenus», déplore l’analyste en finances publiques, qui se réjouit toutefois de la mise sur pied d’un comité de révision des dépenses à partir du printemps 2024, une revendication de son organisation.

 

Un reportage de Francis Denis à Montréal.