Le professeur Jean-François Caron est revenu en direct sur la rébellion du groupe Wagner contre le commandement militaire russe. Il explique les conséquences de cet événement inattendu pour le Kremlin et le camp ukrainien.
Professeur de science politique à l’Université Nazarbayev au Kazakhstan et chercheur senior à l’Institut pour la paix et la diplomatie, notre invité estime que la rébellion du groupe paramilitaire Wagner est un coup dur pour Vladimir Poutine.
Pas une «maskirovka»
Loin d’être une «mascarade» orchestrée par le Kremlin en collaboration avec Prigojine lui-même – une hypothèse soulevée par certains observateurs –, la rébellion du groupe Wagner a été brève, mais a bel et bien eu lieu.
Malgré la volte-face d’Evgueni Prigojine 24 heures après le coup d’envoi de sa mutinerie, le pouvoir russe en sort affaibli, selon notre invité. Le président russe pourra encore compter sur un soutien populaire massif, mais l’élite pourrait maintenant douter de lui.
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Exilé en Biélorussie, la sécurité de Prigojine est maintenant loin d’être assurée, précise Jean-François Caron, pour qui le conflit russo-ukrainien a mené les deux grands belligérants dans une impasse.










