Dans cette lettre aux baby-boomers, l'ex-sénateur Pierre-Hugues Boisvenu appelle à tourner le dos à la peur brandie par les libéraux de Mark Carney et à défendre l’avenir des générations suivantes.
C'est en tant que «baby-boomer» que je m'adresse à vous, boomers du Québec. Je le fais avec tout mon cœur et la reconnaissance que j’ai pour vous qui avez construit le Québec d’aujourd’hui.
On le sait: les «baby-boomers» sont nés entre 1945 et 1960, en plein essor économique durant lequel l’accès à la propriété était facile et le coût de la vie très abordable.
Notre génération a connu un niveau de vie supérieur à celui de nos parents. Ces derniers ont défriché le Québec et nous, nous l’avons modernisé et avons enrichi notre génération.
Dans quelques semaines, les Québécoises et les Québécois seront appelés à se choisir un gouvernement fédéral qui gérera le Canada sans doute pour les quatre prochaines années.
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La répartition des intentions de vote, que nous révèlent les sondages depuis le début de cette campagne fédérale, soulève plusieurs interrogations dans mon esprit et sans doute chez les électrices et électeurs également.
La donnée qui soulève plusieurs commentaires et discussions dans nos médias est celle liée aux votes des 60 ans et plus, qu’on nomme les «baby-boomers». Les intentions de vote de cette catégorie démographique sont évidemment questionnables.
Pourquoi les personnes les plus âgées de la société québécoise se sont instinctivement précipitées dans les bras d’un candidat inconnu de tous au poste de premier ministre?
Il faut objectivement le reconnaître: Mark Carney n’est pas connu au Québec et ses efforts pour l’être ont été nuls depuis son arrivée à la tête du parti libéral du Canada. Pire, ses quelques commentaires sur le Québec et son histoire dévoilent un homme aucunement préoccupé et surtout intéressé par la nation québécoise.
Les raisons
La première raison des boomers de voter Carney nous vient surtout des multiples vox pop dans lesquels les 60 ans et plus se sont exprimés: la peur de Trump. En politique on le sait, la peur est la pire des conseillères, car notre raisonnement est influencé par nos émotions plutôt que par la raison.
Cette grossière stratégie libérale de la peur a marché et elle s’est incrustée dans l’esprit des 60 ans et plus, et ce, avec la complicité des médias conventionnels.
Cette connivence est inacceptable et maintenir le sentiment de peur l’est tout autant. Comme durant la pandémie, lorsque les personnes âgées ont été prises en otage par les gouvernements et les médias.
La seconde raison, c’est l’amnésie spontanée du bilan catastrophique du gouvernement libéral des 10 dernières années, comme si ce parti politique n’avait pas été au pouvoir tout ce temps.

Les 60 ans et plus devraient avoir l’obligation de se rappeler de l’héritage que le gouvernement libéral des 10 dernières années laisse à leurs enfants et petits-enfants: une situation financière catastrophique qui va paralyser l’avenir de leurs progénitures pour des décennies à venir, et qui les empêchera de prospérer et de réaliser leurs rêves comme les boomers ont pu le faire.
Ils auront à payer la dette de Justin Trudeau en plus de léguer le restant de cette dette à leurs enfants et petits-enfants.
La troisième raison est le biais volontaire de certains médias nationaux pour embellir la candidature de Mark Carney et de détruire celle du chef du parti conservateur, comparant sa personnalité à celle du président américain, voire aux pires dictateurs de la planète.
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S’ils le font, c’est qu’ils savent que c’est faux parce que Pierre Poilievre n’achète pas les médias traditionnels et refuse de les utiliser pour faire peur aux boomers, qu’il souhaite plutôt soutenir adéquatement. Mais évidemment, reconnaître les boomers et les respecter, ça ne fait pas peur ça, dans les médias.
Alors les boomers, c’est ce que vous souhaitez?
Vous avez le choix de tomber dans la stratégie de la peur du chef libéral Mark Carney ou de vous tenir debout pour vos enfants et petits-enfants en donnant votre vote au Parti conservateur du Canada qui veut stopper cette hémorragie et redonner de l’espoir aux générations à venir.
Maintenant, ayons une réflexion rationnelle relativement aux motifs du choix des «baby- boomers».
La peur de Trump
C’est exact de croire que le président Trump représente un risque pour notre économie en appliquant des tarifs douaniers aléatoires et improvisés.
Mais lorsqu’on y pense, qui est plus à risque face à cette attitude déstabilisante: le Canada ou les États-Unis? Les personnes âgées vivant avec des revenus fixes de retraite ou les travailleurs dans les usines canadiennes qui sont menacés de perdre leurs emplois par milliers?
Personne, dans le présent débat politique, a pu démontrer que cette peur était justifiée ou qu’elle reposait sur des conséquences anticipées graves qui pourraient toucher le quotidien des 60 ans et plus. Personne.
Le bilan du gouvernement libéral
Après 10 ans de gestion du gouvernement libéral, le bilan sur les finances publiques est désastreux. La dette nationale atteindra à la fin 2026 presque 1500 milliards, soit 50% du PIB. Le pire bilan du G20. L’intérêt de cette dette atteint presque 60 milliards annuellement.
Le nombre de fonctionnaires a augmenté de 40%. L’augmentation du coût de la vie empêche les jeunes de faire l’acquisition de logement, le coût de l'alimentation affecte les familles et particulièrement les mères célibataires.
La criminalité a augmenté de 60%. Qui des 60 ans et plus ou de leurs enfants et petits-enfants ont le plus sombre futur? Comment expliquer que les «bébés boomers» ignorent totalement l’héritage laissé à nos jeunes de la part du dernier gouvernement libéral?
Comment expliquer que les 60 ans et plus aient donné leur appui sans réflexion rationnelle aux libéraux, le pire gouvernement des dernières décennies et sans doute le pire à remettre au pouvoir pour les quatre ans à venir?
Carney versus Poilievre
Il est difficilement compréhensible que les 60 ans et plus soient si peu critique envers Mark Carney, le successeur de Justin Trudeau et son conseiller principal des dernières années, lesquelles ont conduit le pays vers la catastrophe financière actuelle.
Carney a tout fait pour éviter le Québec. Il n’a donné aucune entrevue en langue française. Il a fui le débat québécois des chefs de partis sur TVA. Il mélange les notions de «nation québécoise» et de «société distincte. Il ne se souvient plus où a eu lieu la tuerie de la Polytechnique alors que 14 jeunes femmes y ont été assassinées.
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Bref, pour un homme qui se vante d’avoir géré les crises économiques que le pays a traversées depuis 2008, il s’est plutôt tenu loin du Québec, démontrant son peu d’intérêt pour la nation québécoise. Au cours des dernières décennies, Carney n’a pas habité le Canada, il l’a visité comme touriste.
Le véritable danger de cette élection
Contrairement à la croyance populaire, le véritable danger pour le Canada ne vient pas de Donald Trump et de ses tarifs, mais de Mark Carney, qui incarne la même philosophie libérale mondialiste que Justin Trudeau. La culture woke fait partie de son ADN, laquelle a contaminé tant d’organisations privées et gouvernementales à travers la planète.
Une fois au pouvoir, il veut imposer la religion écologique et la philosophie libérale visant une population de 100 millions d’habitants en 2100, sans même évaluer son impact sur la survivance de la nation fondatrice de notre pays; j’ai dit les francophones au Québec et au Canada.
Le véritable danger de cette élection, c’est d’élire un homme, Carney, dépendant du pouvoir de la famille du président américain et qui n’a pas été capable de présenter sa vision d’un Canada indépendant de l’économie américaine.
Le véritable danger, c’est d’élire un autre gouvernement libéral qui abandonnera les femmes aux mains d’agresseurs, qui réduira les sentences contre les abuseurs d’enfants et les arnaqueurs des personnes âgées comme Trudeau l’a fait en adoptant la loi C5.
Il reste encore quelques jours avant que le pays se choisisse un chef.
Étant moi-même baby-boomer, je refuse de croire que le Canada puisse être dirigé par un banquier inconnu, froid calculateur, profitant de ses millions dans les paradis fiscaux, gestionnaire sans scrupule ayant préféré déporter les emplois aux États-Unis, diplômé d’un établissement au diplôme questionnable, faux sauveur de crises économiques — bref, un imposteur annoncé.

Alors, j’ai confiance que les 60 ans et plus sauront résister au mur de la peur que Mark Carney vous a construit. Votre valeur mérite d’être reconnue à sa juste mesure.
Votre vote doit avant tout reposer sur la confiance que vous placez en vous pour donner en héritage à vos enfants et petits-enfants un monde meilleur, comme vos parents vous en ont laissé un il y a 60 ans. C’est notre responsabilité.











