Le wokisme, un cancer canadien et québécois

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau (gauche) avec le premier ministre du Québec François Legault (droite) lors d'une réunion avec les premiers ministres canadiens à Montréal, le 7 décembre 2018. Photo: Martin OUELLET-DIOTTE pour l’AFP.

Lundi le 29 mai 2023, à 16:00

Tandis que Justin Trudeau nous couvre de honte à l’échelle du globe en incarnant le plus caricatural des wokismes, François Legault ne fait rien pour freiner ce cancer qui se répand dans tous les secteurs de la société.

 

Depuis son arrivée en 2015, Justin Trudeau nous a habitués à ce que le Canada se couvre de honte, notamment en raison de bourdes diplomatiques ou tout simplement de pitreries déplacées.

 

Il est bien difficile de savoir ce que pense véritablement le premier ministre, jouant plutôt un personnage burlesque tout droit sorti d’une comédie farfelue.

 

Malheureusement, la comédie se transforme inévitablement en tragédie lorsque ledit personnage est en fait un homme d’État qui tient les rênes du pays, autrefois respecté et pris au sérieux.

 

Un mépris de la démocratie

 

Son dernier dérapage en règle s’est déroulé lors du G7, au Japon. Sans aucune gêne, Justin Trudeau s’est permis de faire la morale à la première ministre de l’Italie, Giorgia Meloni. Fraîchement et démocratiquement élue, Mme Meloni représente un rempart contre le wokisme pour les Italiens, et un agenda conservateur qui a été endossé par une bonne partie d’entre eux.

 

 

Seulement, pour Justin Trudeau, le wokisme se veut plus fort que la démocratie populaire puisqu’il représente à la fois la vérité et la vertu, tandis que le peuple serait plutôt du genre à être rongé par de viles pulsions conservatrices à réprimer.

 

Ce jugement envers le choix démocratique des Italiens est foncièrement condescendant et moralisateur, surtout venant d’un premier ministre qui a fait geler le compte bancaire de manifestants pacifiques. Après tout, Justin Trudeau n’a-t-il pas déjà fait part d’une certaine admiration pour la Chine communiste et son modèle?

 

Les métastases du transgenrisme

 

Le wokisme n’est pas seulement véhiculé à l’échelle fédérale, mais aussi de plus en plus à l’échelle provinciale.

 

Le 22 mai, Libre Média a partagé le témoignage d’une mère de famille qui se bat courageusement contre l’École secondaire Casavant à Saint-Hyacinthe, laquelle relaie la théorie du genre dans un cours de sexualité de secondaire 1 comme s’il s’agissait d’une vérité scientifique élémentaire.

 

Le modus operandi du wokisme consiste à diffuser une propagande anti-scientifique faisant de ses fantasmes la nouvelle réalité. Ce relativisme dissout les principes de l’objectivité, à savoir qu’une chose ne peut pas être son contraire en même temps. Ce principe, fondamental à la science, a été défendu par Aristote il y a plus de 2500 ans. Il s’agit d’un principe cardinal de notre civilisation.

 

 

Depuis la motion en faveur des drag queens adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale, le constat est saisissant: la CAQ est désormais l'apôtre du wokisme.

 

-Félix Racine, chroniqueur

 

 

Le wokisme cherche à abolir la dualité des sexes pour la remplacer par une «fluidité de genre» sans fondements biologiques. La mère de Saint-Hyacinthe, outrée par ce militantisme exacerbé dans un lieu qui se veut neutre et en faveur de la science, a initié une démarche pour inciter l’école à se rétracter et à fournir des explications.

 

La réponse de l’école secondaire est frappante: la théorie du genre est tout à fait conforme avec la «volonté du ministère» et il n’y a donc pas de problème à ce qu’elle soit enseignée au secondaire. Le Québec, qui mise tant sur sa singularité culturelle, apparaît présentement comme une succursale de l’État fédéral woke.

 

La CAQ, qui se présentait comme une formation aux tendances conservatrices, ne fait rien pour freiner le wokisme dans les institutions scolaires. Pire encore, elle l’endosse ouvertement. Il est donc faux de dire que le Canada de Justin Trudeau est l’unique source du problème, puisque le Québec diffuse la même propagande.

 

Libre Média a d’ailleurs démontré qu’en plus d’exacerber les problèmes mentaux chez les jeunes, la théorie du genre semble profiter à une certaine industrie pharmaceutique qui a fait du changement de sexe un marché lucratif.

 

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La mère de Saint-Hyacinthe a également fait appel à sa députée de la CAQ pour obtenir des réponses et déposer une pétition pour le retrait du contenu problématique du cours. La députée Chantal Soucy ne lèvera pas le petit le doigt pour aider cette mère, en raison de la supposée «controverse» que la démarche pourrait occasionner.

 

Le bluff caquiste

 

Depuis la motion en faveur des drag queens adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale, le constat est saisissant: la CAQ est désormais l'apôtre du wokisme. Par conformisme, opportunisme et manque de courage, elle consent à ce que notre jeunesse sombre dans les affres du relativisme scientifique et de la confusion identitaire. Son clientélisme jusqu’au-boutiste donne froid dans le dos. 

 

Ne vaudrait-il pas mieux poser des balises beaucoup plus stables, enseigner la science – la vraie –, les mathématiques et la biologie tout en promouvant l’exercice physique? Notre jeunesse doit être forte et résiliente. Elle doit cultiver sa tolérance à l’adversité, et non sombrer dans une anxiété climatique et identitaire.

 

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Mais pour renverser la tendance, il faut une ligne politique claire et ferme contre la propagation du wokisme. La CAQ s’est totalement discréditée dans ce domaine, par crainte de bousculer son électorat fragile et éteint. C’est le bluff nationaliste de la CAQ.

 

Au provincial, le PCQ est le seul parti véritablement opposé à ce courant délétère et régressif, ayant troqué son «anti-sanitarisme» pour un «anti-wokisme» de manière à s’adapter au contexte post-pandémie.

 

En attendant la progression du parti d’Éric Duhaime, il faudra nous assurer de déloger au fédéral l’ambassadeur en chef du wokisme, Justin Trudeau. Notre meilleure chance d’en finir avec l’ère Trudeau est de miser sur Pierre Poilievre, qui s’est récemment démarqué en déclarant ouvertement que les wokes souhaitaient abolir la fête des Mères. Une position claire qui donne le ton à son programme.