«Le wokisme est devenu une politique de censure»

La ministre française de la Culture, Rachida Dati, assiste à la déclaration de politique générale du Premier ministre français devant le Sénat français, la chambre haute du Parlement français, à Paris le 31 janvier 2024. Photo: Miguel MEDINA pour l’AFP.

Mardi le 6 février 2024, à 11:30

La ministre française de la Culture, Rachida Dati, a déclaré mardi que le wokisme était «devenu une politique de censure». Elle s’engage à ne pas «soutenir» les tenants de la «déconstruction» et à défendre la «liberté de création».

 

«Je suis pour la liberté de l'art et de la création, je ne suis pas pour la censure», a-t-elle déclaré à CNews-Europe 1. «Je suis très sensible, et c'est un combat, à la lutte contre les discriminations» que mène ce mouvement, mais «je trouve que le wokisme est devenu une politique de censure», a ajouté la ministre issue du parti de droite Les Républicains.

 

Liberté d’expression, liberté de création

 

Mme Dati, qui a déjà réuni les directeurs généraux du ministère, va réunir «la semaine prochaine les directeurs régionaux de l'action culturelle». «Et je leur demanderai de veiller à ce qu'on soutienne la liberté de création, et de ne pas soutenir ces nouveaux censeurs», a-t-elle affirmé. 

 

Et de marteler: «Lutter contre les discriminations, les déterminismes sociaux, c'est un combat. La culture, ce n'est pas la déconstruction, ce n'est pas l'effacement. Je ne serai pas quelqu'un aux côtés des censeurs».

 

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Initialement un mouvement pour la reconnaissance des groupes minoritaires, le wokisme est progressivement devenu ces dernières années un courant en faveur de diverses formes de censure et de ségrégation dans l’espace public.