À Johannesburg, des milliers de mineurs récoltent, dans des conditions inhumaines, une partie de l’or qui se retrouve dans les bijoux d'Amérique du Nord et d'Europe. Reportage exclusif.
Tebukho Zitebukho, 43 ans, a laissé ses deux enfants au Lesotho, ce petit pays au milieu de l’Afrique du Sud «où les enfants meurent de faim», dit-il, pour venir travailler dans les mines illégales de Johannesburg.
Depuis déjà vingt ans, sa vie est rythmée par la quête de l’or dans ces galeries souterraines. Il est à peine midi, mais il a les yeux plissés et le regard hagard, car il vient de passer douze heures dans la mine abandonnée du parc George Harisson.













