Dans le cadre des grandes entrevues, Jérôme Blanchet-Gravel a pu s’entretenir avec Didier Raoult. À l’occasion de la parution de son autobiographie, le chercheur revient sur la crise sanitaire et fustige des «formes de pouvoir néo-totalitaires».
L’ex-directeur de l’Institut hospitalo-universitaire Infection Méditerranée était récemment de passage au Québec pour prendre part à deux grandes conférences et faire la promotion de son autobiographie.

«Cet état de panique susceptible de prendre la population, c’est quelque chose qu’on a déjà vu et qui a des conséquences considérables», analyse Didier Raoult aux grandes entrevues.
Le chercheur enchaîne: «Mes opinions scientifiques ne dépendent absolument pas de ce que disent les gens au pouvoir ni de ce que disent les gens de droite, de gauche ou du milieu: je m’en fous complètement».
Un monde «néo-religieux»?
Devenu mondialement célèbre pour avoir proposé des alternatives au vaccin durant la pandémie de Covid, Didier Raoult s’inquiète maintenant d’un monde dominé par la peur et la pensée unique.
«On est entré dans un monde religieux dans lequel j’ai été traité comme un hérétique. […] Les religions sont moins dangereuses que les néo-religions», observe-t-il.
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Celui qui déplore une «censure impressionnante sur les réseaux sociaux» constate également la présence de «formes de pouvoir néo-totalitaires». Pourtant, «on ne devrait jamais croire qu’on détient la vérité».










