Agustín Laje, ce penseur argentin que tous les wokes rêvent d’annuler

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L'intellectuel argentin Agustín Laje durant une conférence au Mexique. Photo: organisation d'Agustín Laje.

Samedi le 1 octobre 2022, à 18:05

À 33 ans, le célèbre penseur argentin Agustín Laje veut en finir avec ce «totalitarisme doux» au service du «nouvel ordre mondial».

 
À Mendoza en Argentine, on l’a aspergé de peinture. En juin 2019, à Colima au Mexique, la Commission des droits de l'homme de ce pays est intervenue d’urgence pour faire annuler sa conférence. À Barcelone, en novembre 2018, des militants d’extrême gauche ont tenté de défoncer la façade de son hôtel.
 
Ces dernières années, des événements auxquels il devait participer ont été annulés un peu partout sur le continent latino-américain. En Argentine d’où il est originaire, il a bravé le confinement durant la pandémie de Covid-19, ce qui lui a valu d’être surveillé par la police. 
 
Mais qui est Agustín Laje, ce penseur argentin suivi par un million de personnes et que tous les wokes du monde hispanophone rêvent de «canceller»?

 

Le combat d’une vie

 
«Dans plusieurs pays, je dois être accompagné de gardes du corps, mais le jour où je ne recevrai plus de menaces, c’est que mon travail ne sera plus efficace», laisse-t-il tomber en entrevue dans la ville mexicaine de Puebla, quelques heures avant de monter sur scène pour une conférence au théâtre Daniel Forcellado, où l’attendra une foule enthousiaste de 1000 personnes. L’événement avait lieu le 27 septembre dernier. 
 
«Toutes ces menaces, ce sont les médailles d’honneur que je récolte sur le champ de bataille», poursuit-il auprès de Libre Média
 
À ses côtés dans le cadre de leur tournée dans l’ancien empire aztèque: les intellectuels Miklos Lukacs, Pablo Muñoz Iturrieta et Nicolás Márquez, tous les trois de fervents opposants à ce wokisme latino dont le succès s’explique d’abord par la diffusion de produits culturels venant de l’Occident, mais surtout du monde anglo-saxon, ce «laboratoire de la gauche woke».
 
Si le wokisme reste complètement déconnecté des réalités des populations pauvres –comment justifier l’installation de toilettes «neutres de genre» dans des écoles où il n’y a même pas de papier hygiénique pour les élèves?–, il parvient tout de même à coloniser les esprits, le tout bien sûr au nom de la décolonisation…
 
«Être de gauche aujourd’hui, c’est répéter tout ce que disent Netflix, Facebook, Amazon, George Soros, l’ONU, Microsoft, la bureaucratie mondiale, Disney, Nickelodeon, etc. En somme, c’est répéter tout ce que dit déjà le système. […] Aujourd’hui, les rebelles sont clairement du côté de la droite», souligne l’auteur du récent ouvrage La Batalla Cultural (Harper Collins).
 

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En Occident, mais encore plus dans la sphère hispanophone, Agustín Laje observe que le wokisme est surtout le projet d’une élite bénéficiant d’une certaine aisance économique. 
 
La population se sent dépossédée par l’imposition de ces nouvelles idées venues du Nord, se reconnaissant peu dans cette transformation du monde allant jusqu’à affecter la cellule familiale, le noyau des noyaux dans une Amérique latine où les valeurs traditionnelles et religieuses sont encore bien présentes.
 

Un «totalitarisme doux» au service du «nouvel ordre mondial»

 
Partout où il est de passage, l’homme de 33 ans livre essentiellement le même message: la nouvelle gauche est porteuse d’un «totalitarisme doux» dont la redoutable efficacité provient de sa prétention à défendre l’amour du prochain et le «vivre-ensemble». 
 
«Tout le succès de ce courant est basé sur sa prétention à défendre l’amour contre la haine», analyse-t-il.
 
Mais dans les faits, le wokisme divise la société en de multiples groupes hostiles les uns aux autres (blancs contre «racisés», hommes contre femmes, beaux contre laids, etc.), quand il n’aspire pas à transcender la nature par la création d’un homme nouveau au moyen du transgenrisme, par exemple. 
 
«Ce qui est en jeu précisément, c’est ce qu’on appelle le peuple. Le problème de la philosophie politique actuelle est sa difficulté à donner un sens au peuple, parce qu’il est la base du système démocratique moderne. Sous le poids du wokisme, la fragmentation sociale est telle que le peuple peine à garder son sens. La gauche woke se sert de cette perte d’unité du peuple comme sujet démocratique pour imposer un nouvel ordre mondial. En outre, diviser pour mieux régner», assure l’intellectuel argentin. 
 

La théorie du genre contre les jeunes

 

Parmi toutes les idéologies qui composent le wokisme (néo-féminisme, théorie du genre, multiculturalisme, décolonialisme, écologisme radical, etc.), Agustín Laje estime que la plus dangereuse de toutes est le transgenrisme, car il s’attaque aux enfants et adolescents. 
 

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«Cette idéologie exerce une grande violence contre les jeunes, elle est terriblement agressive envers le corps humain. La théorie du genre encourage les agressions contre soi-même. […] Il est beaucoup plus facile de changer la structure mentale des enfants que celle des adultes. Les jeunes sont beaucoup plus malléables. On observe d’ailleurs une nette augmentation du taux de suicide chez les enfants et adolescents qui ont procédé à un changement de sexe et qui le regrettent.»