Oleshky: une jeune Ukrainienne raconte la détresse des habitants

Couverture: des membres de la diaspora ukrainienne manifestent devant l’ambassade des États-Unis à Varsovie, le 6 octobre 2026, pour réclamer la création d’un corridor humanitaire destiné aux habitants d’Oleshky. Photo: Wojtek RADWANSKI / AFP.

Mardi le 3 novembre 2026, à 09:10

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Oleshky: une jeune Ukrainienne raconte la détresse des habitants
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Née à Oleshky, ville ukrainienne occupée par la Russie, Lisa, 19 ans, témoigne des privations et de l’horreur vécues par ses habitants. Un témoignage recueilli à Kiev par notre correspondant Alexis Brunet.

 

À Kiev, nous avons rencontré Lisa, 19 ans, née et élevée à Oleshky, dans la région de Kherson, au sud de l’Ukraine. Occupée par la Russie depuis février 2022, cette ville comptait quelque 24 000 habitants avant l’invasion. Ils ne seraient aujourd’hui plus que de 2000 à 6000, selon les estimations.

 

Dans cette ville située sur le Dniepr, frappée par les drones, la jeune femme décrit un quotidien marqué par les privations, où «il n’y a ni à manger ni à boire». L’hôpital demeure ouvert, mais fonctionne «sans lumière, sans chauffage et sans gaz».

 

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Recueilli à la librairie du Vieux Lion, à Kiev, son témoignage donne la mesure du cauchemar vécu par les habitants restés sur place: «À Oleshky, les chiens mangent des cadavres de personnes âgées.» 

 

Un lourd bilan humain

 

Depuis le recueil de ce témoignage, un cessez-le-feu local a permis d’acheminer de l’aide humanitaire à Oleshky et d’évacuer plusieurs centaines d’habitants. Cette trêve, entrée en vigueur le 27 octobre, a pris fin le 1er novembre, selon le commissaire ukrainien aux droits de l’homme.

 

Selon les estimations du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), un centre de recherche américain, entre 525 000 et 600 000 militaires russes et ukrainiens auraient été tués entre février 2022 et juin 2026. À ces pertes s’ajoutent les victimes civiles, dont le bilan complet demeure inconnu.

 

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