Nicaragua: des journalistes en exil traqués par le régime Ortega

Les caméras de journalistes sont installées dans la salle de conférence du séminaire interdiocésain «Notre-Dame de Fatima» à Managua, le 15 juin 2018. Photo: Marvin RECINOS pour l’AFP.

Jeudi le 9 juillet 2026, à 11:30

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Nicaragua: des journalistes en exil traqués par le régime Ortega
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Les centaines de journalistes nicaraguayens en exil font face à des «menaces transnationales» et souffrent d'un manque de protection, a dénoncé mercredi au Costa Rica une ONG de défense de la liberté d'expression.

 

Au moins 310 journalistes nicaraguayens vivent en exil, pour la plupart depuis 2018 lorsque des manifestations ont été sévèrement réprimées par le gouvernement de Daniel Ortega faisant quelque 300 morts.

 

Quand l’exil n’est plus suffisant 

 

«L'exil cesse d'être un refuge sûr: les journalistes nicaraguayens sont confrontés à des menaces transnationales et à une absence de protection», a alerté dans un rapport la Fondation pour la liberté d'expression et la démocratie (FLED).

 

Elle a indiqué que, au deuxième trimestre de cette année, plusieurs journalistes exilés au Costa Rica ont été alertés par les autorités locales de «risques graves pour leur vie et leur intégrité».

 

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L'ONG dit avoir été informée de «cas de surveillance» sur le territoire costaricain et affirme qu'il a fallu opérer «une sortie d'urgence» pour une journaliste qui avait «reçu des avertissements sur le danger qu'elle courait si elle restait dans le pays».

 

«Répression transnationale»

 

La Fondation qui dénonce une «répression transnationale» a exhorté le gouvernement du Costa Rica à adopter des «mesures spécifiques et efficaces» de protection des journalistes sur son sol. En juin 2025, Roberto Samcam, un ex-militaire nicaraguayen exilé à San José, a été assassiné par des tueurs à gage.

 

La FLED dit également avoir reçu des signalements de «nouvelles formes de répression» contre des journalistes restés au Nicaragua qui dénoncent des «interrogatoires» pour des soupçons d'envoi d'informations à des médias basés hors du pays.


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Et le gouvernement nicaraguayen «impose des obstacles aux familles» qui accomplissent des démarches pour les journalistes en exil, comme la reconnaissance de diplômes universitaires et l'authentification de documents administratifs.

 

L’ombre du président Ortega

 

Le président Daniel Ortega, un ancien guérillero de 80 ans qui a dirigé le pays dans les années 1980 après le triomphe de la révolution sandiniste, est revenu au pouvoir en 2007. Il est accusé d'avoir instauré une autocratie avec sa femme désignée coprésidente Rosario Murillo, 75 ans.