Le gouvernement du Québec a dilapidé plus de 100 milliards de dollars en paiements d’intérêts sur sa dette depuis 2015.
Une somme colossale, suffisante pour financer la construction de 37 méga-hôpitaux comme le nouveau CHU de Québec actuellement en chantier.
Une dette qui se nourrit d’elle-même
Au lieu d’être investis dans les services essentiels ou rendus aux contribuables par des baisses d’impôts, ces milliards ont servi à nourrir une dette qui continue de gonfler.
Cette situation découle d’une même cause: le manque de rigueur dans la gestion des finances publiques.
Le gouvernement du Québec augmente sa dette année après année depuis 2020 et n’envisage pas de retour à l’équilibre budgétaire d’ici la fin de la décennie.
Et tant que le gouvernement continuera de dépenser au-delà de ses moyens, la dette et les intérêts continueront de poursuivre leur ascension.
258 milliards d’ici la fin de l’année
La dette du Québec franchira le cap des 258 milliards de dollars d’ici la fin de l’année, soit environ 28 400 $ par habitant. Il s’agit d’une augmentation de 21% en termes réels depuis 2020, alors qu’elle s’élevait à 198 milliards cinq ans plus tôt.
Chaque dollar emprunté entraîne des milliards en intérêts. Cette année seulement, 9,7 milliards de dollars s’envoleront pour couvrir le service de la dette, l’équivalent de 1070 $ par Québécois.
À mesure que le gouvernement s’enfonce dans l’endettement, ces paiements absorbent une part toujours plus grande du budget public.
Le quatrième «ministère» du Québec
Si le service de la dette formait un ministère, il serait le quatrième plus coûteux après la Santé, l’Éducation et l’Enseignement supérieur.
Un tel montant permettrait d’abolir la taxe provinciale sur les carburants pendant plus de quatre ans ou de réduire la TVQ de trois points de pourcentage pour toute une année.
Il faut aussi rappeler que la dette publique doit être considérée comme de l’impôt reporté. Ce que l’État emprunte aujourd’hui sera prélevé demain sur le chèque de paie des familles, avec les intérêts en supplément.
Une machine d’État hors de contrôle
Pour stopper l’hémorragie, il faut réduire les dépenses et amorcer le remboursement de la dette. Le premier ministre François Legault affirme vouloir exercer une gestion rigoureuse des finances publiques. Il était temps!
Après des années de croissance bureaucratique et de dépenses record, le gouvernement promet maintenant de se serrer la ceinture. Les 2000 abolitions de postes annoncées dans la fonction publique ne représentent pour l’instant qu’un geste symbolique.
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Sous le gouvernement Legault, la taille de l’appareil d’État est passée de 492 000 à 608 000 employés, une croissance de 24%. De son côté, la masse salariale a bondi de 44 à 64 milliards de dollars, soit une hausse de 43% en sept ans.
Autrement dit, la bureaucratie a augmenté à un rythme deux fois plus rapide que la population québécoise, et son coût deux fois plus vite que l’inflation.
Tant que cette tendance perdurera, l’équilibre budgétaire restera hors de portée.
À cela s’ajoute le fardeau des subventions aux entreprises. D’après l’Institut économique de Montréal, le Québec dépense plus de 8 milliards de dollars par année en aide corporative, soit 70 % de plus qu’en 2017. Et que dire des résultats?
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Le gouvernement a versé 400 millions à Telesat, perdu 400 millions de plus dans le projet Airbus A220, et englouti des centaines de millions dans Northvolt et Lion Électrique. Cet argent vient directement de vos impôts et profite à de grandes multinationales déjà fortunées.
Pendant ce temps, la province emprunte à un rythme sans précédent : 13,6 milliards de dollars supplémentaires cette année seulement, sans perspective de retour à l’équilibre avant 2030.
La récente dégradation de la cote de crédit du Québec par Standard and Poor’s, une première en trente ans, a servi de sérieux avertissement au premier ministre.
De la paroles aux actes
Pour regagner la confiance des marchés et des contribuables, Legault doit passer des paroles aux gestes. En s’attaquant à la taille de l’État et en abolissant les subventions corporatives, son gouvernement pourrait enfin freiner la dérive budgétaire, rétablir la crédibilité financière du Québec et amorcer le remboursement de la dette.
Mais pour cela, il doit aller plus loin qu’un simple ménage en surface pré-électoral.













