Pour la toute première fois, un juge québécois a modulé une peine selon l’origine de l’accusé. Murielle Chatelier, présidente de l’Association des Québécois unis contre le racialisme, dénonce une dérive régressive. Entrevue.
Fin juillet dernier, pour la première fois dans l’histoire judiciaire du Québec, une peine a été déterminée en s’appuyant sur des «facteurs systémiques» supposément adaptés aux criminels «racisés».
Dans une décision rendue au palais de justice de Longueuil, la juge Magali Lepage a condamné Frank Paris à 24 mois de prison pour trafic de cannabis et de haschich, en intégrant dans son jugement une «évaluation de l’impact de l’origine ethnique ou culturelle» (EIOEC).













