Le gouvernement surtaxe les Québécois à la pompe pour subventionner des entreprises milliardaires.
Voilà le prix à payer pour la taxe carbone cachée que le premier ministre François Legault refuse d’abolir.
Depuis le 1er avril 2025, Québec est la seule province à maintenir une taxe carbone à la pompe, pendant que le reste du pays bénéficie d’un répit.
Les Québécois continuent ainsi de payer près de 8 cents par litre d’essence et 12,1 cents sur le diesel.
Une taxe dissimulée
Cette taxe est dissimulée dans le SPEDE, un système de plafonnement et d’échange qui relie le Québec au marché du carbone californien depuis 2014. Un système mal compris, rarement remis en question, et dont les effets se font sentir partout dans la province.
On ne lutte pas contre les changements climatiques en écrasant la classe moyenne tout en signant des chèques aux entreprises milliardaires.
Contrairement à l’ancien système fédéral, il n’y a ni crédit ni remboursement pour les familles. Et depuis la mise à zéro de la taxe carbone fédérale, la grogne a monté d’un cran au Québec.
Un sondage Léger de mai 2025 révèle que 56% des Québécois veulent l’abolir une fois pour toutes. Cela inclut des agriculteurs, des camionneurs et même l’Union des producteurs agricoles. Mais le gouvernement préfère faire la sourde oreille.
Les députés unis contre la classe moyenne
Les députés de l’Assemblée nationale ont même voté unanimement pour garder cette vache à lait en vie plutôt que d’alléger le fardeau des familles.
Depuis 2013, cette taxe a pourtant soutiré plus de 10 milliards$ aux contribuables — et la manière dont ces milliards sont dépensés soulève de sérieuses inquiétudes.
Les revenus sont versés dans le Fonds vert, maintenant rebaptisé Fonds d’électrification et de changements climatiques.
Au-delà des rabais pour voitures électriques, ce fonds a servi à subventionner des dizaines de multinationales plutôt questionnables.
Diageo — le géant britannique derrière Smirnoff et Guinness — a reçu 29,4 millions$.
Une entreprise qui génère plus de 27 milliards$ par année ne devrait pas recevoir un sou des contribuables.
Rio Tinto a obtenu près de 10 millions$ pour un projet pilote.
Molson a reçu 2,5 millions$. Air Canada, plus d’un million. Glencore, 1,7 million $ malgré des marges de profits supérieures à 20%.
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Et la liste s'allonge: Kruger, ArcelorMittal, Olymel, producteurs de cannabis, spas… tous ont pigé dans le fonds.
Dans son rapport 2023–2024, la Vérificatrice générale du Québec a sévèrement critiqué le fonds pour son manque d’objectifs, de reddition de comptes et de résultats:
«Le ministère de l’Environnement doit poursuivre ses efforts pour améliorer sa gestion du FECC, plus particulièrement à l’égard de l’évaluation de la performance et de la reddition de comptes.»
Et ce n’est pas nouveau. En 2019, le Fonds vert avait déjà été dénoncé pour son opacité et son inefficacité. Rien n’a changé, sauf le nom. Même Ottawa a montré plus de courage.
En 2024, le gouvernement fédéral a aboli son propre fonds vert après un scandale de conflit d'intérêts. Si Ottawa a pu tirer la plogue sur un programme raté et supprimer la taxe carbone sur les consommateurs, qu’est-ce qui empêche Québec d’en faire autant?
Pendant que les géants encaissent, les Québécois paient la note.
Une famille avec une camionette débourse environ 400$ de plus par an à cause de la taxe carbone.
Les camionneurs déboursent jusqu’à 100$ de plus par plein. Certains agriculteurs paient jusqu’à 25 000$ par an.
Le coût est refilé via le prix des aliments, et leurs prix sont gonflés davantage avec le coût du transport.
Legault prétend se soucier du coût de la vie. Cette taxe prouve le contraire.
Répit aux familles: le Québec s'entête
Le Québec a été la seule province où l’inflation n’a pas ralenti en avril. C’est aussi la seule où la taxe carbone est encore en vigueur. Ce n’est pas une coïncidence.
Cette taxe augmente les prix, pèse sur les familles et freine notre économie.
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On ne lutte pas contre les changements climatiques en écrasant la classe moyenne tout en signant des chèques aux entreprises milliardaires.
Le Québec doit abolir la taxe carbone et mettre fin au Fonds vert une bonne fois pour toutes. Ce n’est pas une politique. C’est un racket. Et il est temps que ça cesse.













