Du 22 au 24 octobre, la ville russe de Kazan accueille la 16e édition du sommet des BRICS+, un rendez-vous présenté par Moscou comme «le sommet diplomatique le plus important jamais organisé en Russie».
Ce rassemblement de 24 dirigeants étrangers, parmi lesquels le présidents chinois Xi Jinping, le président iranien Massoud Pezeshkian et le premier ministre indien Narendra Modi, illustre la volonté de la Russie de montrer qu’elle n’est pas isolée, malgré les sanctions occidentales imposées depuis l’invasion de l’Ukraine.
L’événement est présenté par le Kremlin comme «le sommet diplomatique le plus important jamais organisé en Russie».
Le bloc des BRICS, composé à l'origine du Brésil, de la Russie, de l'Inde et de la Chine, s’est formé en 2001 pour représenter les grandes économies émergentes. En 2011, l’Afrique du Sud a rejoint ce groupe, transformant l’acronyme en BRICS.
Au fil des années, ce groupe de pays émergents motivés à offrir une alternative à l’ordre mondial dominé par l’Occident, a continué de croître en importance, notamment en raison de ses immenses ressources en pétrole, gaz et minéraux essentiels à la transition énergétique mondiale.
Nouveaux membres
Cette année, le sommet de Kazan marque une nouvelle étape avec l'intégration de nouveaux membres: l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran et les Émirats arabes unis.
Bien que l'Arabie saoudite ne soit pas encore membre officiel, elle participe activement aux discussions, tandis que l’Argentine, malgré une invitation à se joindre, s'est retirée à la suite de l’élection de Javier Milei, un président de droite aux tendances libertariennes, opposé à l’élargissement du groupe.
Le groupe des BRICS+ représente aujourd’hui une part du PIB mondial supérieure à celle des sept pays les plus riches (G7). Avec des ressources naturelles considérables, en particulier en hydrocarbures, ces pays jouent un rôle central dans les enjeux énergétiques internationaux.
Coopération
Le sommet de Kazan offre aux BRICS+ l’opportunité de renforcer leur coopération économique et politique, notamment en promouvant l’utilisation des monnaies locales dans les échanges commerciaux, une manière de réduire la dépendance au dollar américain et de s'affranchir de l'influence financière occidentale.
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En réunissant certains des leaders mondiaux les plus influents, en plus du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, Vladimir Poutine souhaite envoyer un message clair: malgré les tentatives occidentales d’isoler la Russie, celle-ci continue de nouer des alliances stratégiques et de jouer un rôle central sur la scène internationale.













