Nouvelle manifestation samedi à Montréal contre la société covidienne

Une partisane du Convoi de la liberté manifeste contre la vaccination obligatoire le 1er juillet 2022 à Ottawa. Photo: Dave Chan pour l’AFP.

Jeudi le 10 novembre 2022, à 15:15

Une manifestation a lieu ce samedi à Montréal pour dénoncer que personne ne soit tenu responsable des dommages collatéraux de la gestion de la pandémie. Libre Média s’est entretenu avec la principale organisatrice.

 

Elle s’appelle Véronique Roussin, 25 ans, et son salon de coiffure a été fermé à trois reprises durant la pandémie.

 

Elle se souvient qu’une coiffeuse de Thetford Mines a été accusée par Christian Dubé, le ministre québécois de la Santé, d’avoir propagé le virus dans la région, lançant ainsi une nouvelle chasse aux sorcières.

 

Co-organisatrice de la manifestation qui aura lieu samedi à Montréal et dont le thème est «Je me souviens», elle s’insurge contre le «désordre humain» provoqué par ce qu’elle perçoit comme la création d’un nouveau régime axé sur le contrôle social. 

 

«Ça doit s’arrêter. On exige des précisions et des clarifications sur la gestion de la pandémie. Les dommages collatéraux sont énormes et on commence à peine à les mesurer. […] Nous réclamons des enquêtes publiques et nous voulons que des gens soient tenus responsables du monde de fous dans lequel nous avons été projetés», souligne-t-elle en entrevue.

 

Problèmes sociaux

 

Samedi prochain, la manifestation accueillera dès 13h30 sur la rue Saint-Jacques tous ceux et celles voulant protester contre les décisions des différents paliers de gouvernement ayant causé un tsunami de dommages collatéraux. 

 

Le mot-clic #jesuisundommagecollatéral a été lancé. Des convois de voiture devraient partir de diverses régions du Québec.

 

Parmi les problèmes amplifiés par le confinement et identifiés par le mouvement: la violence conjugale, l’explosion des problèmes de santé mentale, la fermeture injustifiée des commerces, les troubles d’apprentissage à l’école et l’isolement de milliers de citoyens parmi lesquels beaucoup d’enfants et aînés. 

 

Rappelons que le confinement québécois a été le plus strict en Amérique du Nord.

 

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«Il faut des actes de réparation», laisse tomber Véronique Roussin. Selon elle, loin d’être une «chose du passé», la pandémie a inauguré une nouvelle ère marquée par un fort sentiment de dépossession dans la population. 

 

Austérité

 

La hausse du coût de la vie et la baisse de qualité des services prodigués par l’État participent à cet appauvrissement général qui pourrait se poursuivre. 

 

«Au Québec, notre confort nous rend aveugles aux abus du pouvoir. C’est le règne du petit citoyen modèle qui ne doit pas déranger. Pourtant, la liberté n’est pas gratuite: il faut se battre pour la protéger. […] Les gouvernements ont dépensé des sommes faramineuses pour contrôler la population. J’aimerais savoir que mon argent ne sera plus jamais utilisé contre moi», insiste Véronique Roussin.

 

Si l’histoire est loin d’être terminée pour notre interlocutrice, elle reconnait tout de même que l’élection de Pierre Poilievre comme chef du Parti conservateur redonne espoir à un certain nombre de militants inquiets pour la direction que prend selon eux le Canada.

 

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«Beaucoup de gens se sont rendu compte que les règles qu’ils avaient suivies étaient complètement ridicules et que les gouvernements avaient sans doute manipulé des chiffres et influencé les médias. C’est déjà une certaine avancée.»

 

Manque de professionnalisme?

 

Dans un autre registre, la co-organisatrice de l’événement déplore «la façon de s’exprimer» de certains leaders du mouvement opposé aux mesures sanitaires, dont le manque de professionnalisme aurait nui à leur cause.

 

«Il était possible de mieux transmettre notre message. Au sein du mouvement, tous les gens que je connais ne se sentent pas représentés par les leaders dits complotistes», conclut-elle.