La stratégie des grands médias consiste à présenter les «ennemis» désignés du système comme un «danger» pour le bien-être de la population et la stabilité des institutions. Aujourd’hui, c’est Pierre Poilievre qui en fait les frais.
Il n’y a rien d’étonnant à ce que Pierre Poilievre soit la cible d’un tir groupé des grands médias, car il est la seule alternative capable de freiner l’hémorragie libérale entraînant le Canada dans un déclin irréversible.
Bonhomme Sept Heures
Par analogie avec Donald Trump, Pierre Poilievre serait un péril pour toutes sortes de choses. D’abord pour l’environnement et les droits des femmes (avortement), mais aussi dans le contexte canadien pour l’unité du pays et la survie même du Québec, un discours embrassé par des nationalistes québécois qui ne savent plus comment justifier l’appui du Bloc aux Libéraux.
Le dernier dossier de Québecor consacré à Poilievre s’inscrit totalement dans cet esprit. Le Journal de Montréal/de Québec n’a rien trouvé de plus subtil pour tenter de freiner son avance que d’en faire un personnage «mystérieux», voire malhonnête aux intentions cachées, une «énigme» sous la plume angoissée de Josée Legault, autrement dit un Bonhomme Sept Heures de la politique fédérale.

Capture d'écran.
Il faudrait nous méfier de Pierre Poilievre pour des raisons que nous ne connaissons pas encore vraiment – il faudrait nous méfier de lui instinctivement – dans une sorte de complotisme bien-pensant qui voit en lui une figure maléfique. En résumé, il faudrait avoir peur de Poilievre.
Danger vs sécurité
La méthode des grands médias consiste à dépeindre les adversaires désignés du système comme un «danger». La droite ce serait le danger, la gauche ce serait la sécurité (safe space).
Pierre Poilievre risquerait de sortir le Canada de son cocon, ce qui est vécu par l’establishment comme une hérésie inconfortable.
Le recours à la peur et aux épouvantails était fréquent avant la Covid-19, mais c’est vraiment sous l’emprise du wokisme et de son avatar sanitariste que la sécurité est devenue aussi structurante dans le discours public.
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La sécurité est même parvenue à englober l’environnement et la santé en tant que nouvelles valeurs suprêmes. Avez-vous remarqué? C’est désormais au nom de notre sûreté qu’il nous est enjoint de protéger la nature et de nous plier à de nouvelles formes d’hygiénisme.
Instrument du statu quo
Il s’agit d’abord et avant tout de contrôler et façonner les récits qui traversent l’espace public pour maintenir le statu quo. Cet alarmisme compulsif détourne l'attention des enjeux réels en compromettant le débat démocratique et en caricaturant les rares dissidents, même aussi modérés que Poilievre.
Les acteurs du système veulent rester maîtres de toutes les règles du jeu. Pour ce faire ils doivent présenter sous un angle favorable les responsables des derniers fiascos étatistes et de l’enflure sans précédent de la fonction publique.
Cette gymnastique narrative permet de faire passer Justin Trudeau pour une sage incarnation de la stabilité, alors qu’il aura été l’un des pires démolisseurs de l’histoire canadienne.











