Le gouvernement Legault a violé plusieurs promesses électorales depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2018. Le mensonge semble être la nouvelle marque de commerce du premier ministre du Québec, estime notre chroniqueur Simon Leduc.
Lors des deux dernières campagnes électorales, le cheval de bataille de la CAQ dans la région de Québec était le troisième lien, c’est-à-dire la construction d’un nouveau lien autoroutier entre Québec et Lévis.
Le troisième lien
Selon François Legault, la région de la capitale nationale avait besoin d’une telle infrastructure autoroutière, parce que les deux autres ponts sont vieux et vétustes, soit le pont de Québec et le pont Pierre-Laporte.
Il y a encore neuf mois, la CAQ promettait aux gens de Québec ce troisième lien, une promesse qui explique en grande partie pourquoi ces derniers ont préféré les troupes de François Legault à celles d’Éric Duhaime.
Les électeurs de cette région ont fait confiance à François Legault. Malheureusement pour eux, en avril dernier, le premier ministre du Québec a brisé sa promesse phare et annoncé l’enterrement définitif du troisième lien, prétextant que la situation avait changé.
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Il faut le redire haut et fort: le premier ministre a menti aux gens de Québec et il refuse même de s’excuser. Les électeurs de Québec se sont fait avoir par un politicien qui a préféré faire plaisir aux groupes écologistes et aux médias de Montréal plutôt que de défendre leurs intérêts.
Avec ce mensonge, François Legault a tourné le dos à la base traditionnelle de la CAQ. Malheureusement, ce n’est pas la seule promesse brisée de la CAQ.
La hausse des seuils d’immigration
Depuis qu’elle forme le gouvernement, la CAQ se targue d’être la grande défenseuse de la nation québécoise. L’une de ses priorités serait d’assurer la survie du fait français au Québec. C’est dans cette optique que le gouvernement Legault a fait adopter la loi 96.
Sur le plan de l’immigration, lors de la dernière campagne électorale, François Legault a dit clairement qu’il serait suicidaire pour la nation québécoise d’accueillir plus de 50 000 immigrants par an. Il a même fait planer le spectre de la «louisianisation» de la Belle Province si on haussait trop les seuils d’immigration.
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Cependant, aujourd’hui, cela ne semble plus être un problème pour le chef de la CAQ. Ce dernier a ouvert la porte à une augmentation des seuils d’immigration de 50 000 à 60 000. En suivant le raisonnablement de notre premier ministre, la survie du fait français n’est plus menacée par une hausse de l’immigration.
Force est de constater que François Legault se fout éperdument de l’avenir du français. Il a fait cette promesse afin d’obtenir le soutien des nationalistes québécois qui appuyaient autrefois le Parti québécois. Comme les gens de Québec, ces derniers ont été bernés.
Maintenant, le chef du gouvernement veut plaire au patronat et aux chambres de commerce, dans un contexte où la pénurie de main-d’œuvre forcerait la société à s’ouvrir toujours plus.
Les nominations partisanes
Lorsqu’il était dans l’opposition, François Legault dénonçait farouchement les nominations partisanes du gouvernement libéral de Philippe Couillard.
En 2018, l’intégrité était au centre de la campagne électorale de la Coalition Avenir Québec. François Legault promettait aux Québécois un gouvernement intègre et que les nominations partisanes deviendraient des reliques de l’histoire. La CAQ allait faire de la politique autrement.
Mais une fois élue, la CAQ a continué la tradition libérale en donnant des jobs aux petits amis du régime. Candidate défaite lors des dernières élections, Caroline St-Hilaire a été récompensée pour ses loyaux services en obtenant le poste d’administratrice de l’Organisation internationale de la Francophonie. Cette dernière gagne un salaire de 250 000$ par année. Il n’y a rien de trop beau pour une amie du régime caquiste.
Il y a quelques semaines, le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a nommé un de ses amis de longue date, Charles-Olivier Gosselin, au poste de juge à la Chambre criminelle de la Cour du Québec. Encore une fois, la CAQ a procédé à une grossière nomination partisane.
La CAQ nous promettait un gouvernement intègre. Or, le Québec est gouverné par un parti qui fait la même chose que le PLQ: offrir à ses amis à des postes payants et prestigieux.
Le gouvernement Legault est donc le champion des promesses brisées et du mensonge. La liste des promesses non tenues est longue et en voici trois autres: la réforme du mode de scrutin, les maternelles à 4 ans et les maisons des aînés.
La parole de notre premier ministre ne vaut plus rien et il faut espérer que les Québécois vont s’en souvenir aux prochaines élections.













