Face au mépris des élites et à la pensée unique, les emmerdeurs comme Donald Trump rappellent que la voix du citoyen ordinaire compte encore. Un cri de révolte contre l'arrogance du pouvoir woke.
Bon, je me lance, ça va faire du bien de l'écrire, ça me démange. Habituellement je ne fais pas trop de commentaires sur ce qui se passe en politique américaine. Après tout, côté corruption, bêtise, mépris et malversations, nous sommes très bien servis ici.
Comme plusieurs, je me suis fait prendre au jeu. Je me suis couché à 2h dans la nuit des élections. Je me suis posé la question: pourquoi?
Pourquoi avoir tant d'intérêt pour un scrutin qui, somme toute, ne me concerne pas beaucoup puisque je ne suis pas citoyen américain?
Mépris
Je pense avoir trouvé une partie de la réponse dans le commentaire post-électoral de Mathieu Bock-Côté, une intervention qui ne fut d'ailleurs pas appréciée par les autres panélistes de LCN.
Il parlait du mépris, de la condescendance de l'élite envers la classe populaire. Un mépris qui ne semble que s'accentuer, alimenté par le dogmatisme.
Je n’ai jamais apprécié spécialement Donald Trump comme individu. Il me semble grossier, rustre et n’est assurément pas un parangon de savoir-vivre. Alors, pourquoi a-t-il gagné? Réponse facile et courte: plus de la moitié des Américains sont des idiots.
Au Québec, les médias traditionnels travaillent fort d'ailleurs pour nous vendre que le vote des gens sous-scolarisés, racistes et stupides a pesé lourd dans la balance.
Les médias de masse ont joué cette carte également du côté américain, avec pour le résultat que le vote républicain était nettement sous-évalué. Puisque ces médias s'appliquaient à diaboliser les partisans de Trump, ces derniers se montraient plus réservés dans l'expression de leurs convictions.
Réponse longue: cette élection est en fait la revanche du Joe moyen américain. Le monsieur tout le monde, la mère de famille, le gars et la fille qu'on ne voit plus dans aucune publicité parce qu'ils représentent trop l'Américain moyen.
Voilà que ces gens ont découvert leur pouvoir et leur force. Ils ont découvert qu'un édenté, qu’un laissé-pour-compte de l’Alabama, du Kentucky ou de l’Oklahoma pouvait annuler le vote de Taylor Swift.
Voilà qu'ils se sont levés, qu'ils sont montés dans leur vieux pick-up, leur voiture d'un certain âge, leur Dodge Caravan, le genre de véhicule que conduisent les gens ordinaires.
Un engagement déterminant
Ils ont fait ce qu'ils n'ont peut-être pas fait en 2020: ils sont allés voter. Ils ont découvert qu'ensemble ils pouvaient alerter l'opinion publique et faire valoir leur vision du monde. Il n'y a plus d'échappatoire pour les fraudeurs. Ces citoyens se sont imposés. Ils ont constaté que leur gros bons sens valait tout autant que les opinions de la gauche caviar.
Ensemble, ces électeurs ont fait un gigantesque doigt d'honneur à ceux qui les méprisent et qui les croient assez bêtes pour avaler tous leurs mensonges. Pour que cela réussisse, ils ont eu besoin de quelques emmerdeurs.
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Car c'est bien ce qu'est Donald Trump: un emmerdeur. Le gars qui a mis du sable dans la machine à saucisses. Le gars qui dérange, qui fait de la politique comme personne n'en avait jamais fait. Qui est très loin d'être parfait, mais qui n'essaie pas de la faire croire non plus.
Trump a bénéficié de l'aide non négligeable d'un autre emmerdeur: un milliardaire redresseur de torts sur les bords. Assurément, le facteur X a joué dans cette élection.
Je reviens à ma question de départ: pourquoi tant d'intérêt pour cette élection? Parce que comme plusieurs, j'en ai marre. Marre des politiciens corrompus, menteurs, opportunistes qui méprisent les gens ordinaires.
J’en ai marre des médias traditionnels, des chroniqueurs, de ces prêtres de la pensée unique qui, à mes frais, m'insultent tous les jours. Marre du lobby woke, climatique, inclusif (qui en fait exclut plus de 85% des gens), marre de ce mépris profond, marre du bal des bouffons.
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Je crois que Donald Trump, cet emmerdeur, m'a redonné un brin d'espoir. Il me tarde que d'autres emmerdeurs se lèvent et je m'engage à en être un, moi aussi. Il me tarde de nous débarrasser de ces êtres malveillants, tant au fédéral qu'au provincial en exerçant notre droit de vote.
J'espère que ce qui s'est passé aux États-Unis sera le point de départ de quelque chose de plus grand. Quelque chose qui rappellera aux politiciens le côté noble de la politique.
Les emmerdeurs de chez nous
J'en profite pour remercier quelques emmerdeurs qui ont été la lumière dans les ténèbres dernièrement. Je salue votre courage: Nathalie Elgrably, Stéphan Bureau, Thomas Gerbet, Jérôme Blanchet-Gravel, Roxanne Labanane (qui m'a bien fait rigoler) et plusieurs autres, sans oublier Elon Musk. Vous êtes importants, vous êtes la minorité de l'expérience de Milgram.













