2024 s’achève avec fracas. Ce n'est plus le discours des élites qui domine, mais le mécontentement d’une majorité longtemps ignorée. Les piliers du système vacillent, et ses dogmes s'effondrent.
Ce n’est pas une révolution bruyante qui secoue le paysage, mais une révolte silencieuse, nourrie d’exaspération et de colère populaire.
Des pactes rompus
Ces dernières décennies, les classes dirigeantes ont ignoré un fait fondamental: les sociétés humaines reposent sur des pactes sociaux, officiels et officieux.
Inscrits dans des valeurs partagées et des institutions considérées comme fiables, ces pactes auront été déchirés au profit d’idéologies abstraites, dogmatiques et désincarnées. La pandémie de Covid-19 a été une période révélatrice de cette rupture.
Le wokisme, symbole ultime de cette déconnexion moralisatrice, semble aujourd’hui en phase terminale. À force de censurer, réécrire et diviser, il se retourne contre lui-même.
Trop longtemps, la gauche bien-pensante a prétendu détenir le monopole du progrès et du Bien, mais derrière ses slogans pompeux se cachait un désastre annoncé.
Désormais, ils sont toujours plus nombreux parmi les citoyens à rejeter ce jeu de dupes qui a supprimé les traditions et réduit la liberté d’expression.
L’Europe au coeur de la contestation
Au cœur de ce tumulte, l’Europe voit de plus en plus de citoyens délaisser la «gauche» pour se tourner vers une «droite» dont le propre est paradoxalement de puiser à gauche, comme l’explique ici Jérôme Blanchet-Gravel.
En Hongrie, Viktor Orbán incarne la résistance face à un parlement européen perçu comme lointain et déconnecté.
En Italie, Giorgia Meloni a redonné espoir à une population lassée de voir ses préoccupations ignorées.
En Allemagne, l’AfD, défendue par Elon Musk, continue sa progression en brisant les tabous avec son insistance sur la souveraineté nationale.
Aux Pays-Bas, Geert Wilders prouve que les accusations «d’extrême droite» ne suffisent plus à freiner ces mouvements alimentés par la crise de la représentation.
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En France, le Rassemblement National progresse, en se faisant l’écho d’une classe ouvrière boudée par les partis de pouvoir. Là où les élites européennes parlaient «ouverture», les citoyens réclament des garanties.
Malgré les critiques acerbes d’une classe journalistique qui méprise encore leurs aspirations, les citoyens réclament une politique qui répond à leur quotidien, et non plus à des idéaux éthérés conçus dans des cercles d’initiés.
Ce virage n’est pas une régression, mais un retour aux principes que défendait jadis une gauche véritablement sensible aux réalités populaires.
La révolution Trump
On observe le même phénomène outre-Atlantique. Aux États-Unis, la réélection de Donald Trump inaugure une nouvelle ère politique et médiatique.
Les travailleurs délaissés par des décennies de mondialisation aveugle ne se laissent plus séduire par les promesses creuses d’une élite qui ne les considérait plus.
Chez nous, au Canada, la montée de Pierre Poilievre cristallise ces frustrations. L’inflation, l’accès au logement et la défense des libertés sont des thèmes concrets qui tranchent avec l’abstraction technocratique des gouvernements en place.
Ce n’est pas une simple lutte partisane, mais plutôt un combat pour la réappropriation du pouvoir par ceux et celles qui estiment en avoir été dépossédés.
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Derrière ces bouleversements se cache enfin autre chose. Les citoyens refusent un système qui transforme chaque aspect de leur vie en objet de contrôle et de marchandisation.
Ce qu’ils demandent, ce sont des politiques qui respectent leur travail et qui célèbrent leur héritage plutôt que de le mépriser.
Une renaissance en marche?
L’année à venir marquera sans doute un tournant où encore plus de citoyens demanderont des comptes, des résultats, et surtout une refonte du pacte social, pour que la politique retrouve sa fonction première: servir, et non imposer.
C’est un éveil. Et dans ce nouvel horizon, les citoyens ne seront plus des spectateurs passifs, mais les acteurs de leur propre histoire.
Bonne année 2025 à tous!











