L’éléphant dans la pièce de la dernière campagne électorale

Paul St-Pierre Plamondon, à droite, et Pascal Bérubé, à gauche, en mai 2021. Photo: page Facebook officielle de PSPP.

Jeudi le 22 octobre 2026, à 11:10

Écouter l'article
Lecture audio améliorée!
L’éléphant dans la pièce de la dernière campagne électorale
0:000:00

Les scientifiques Bernard Massie et Patrick Provost dénoncent le silence électoral sur la gestion de la pandémie. Ils réclament une enquête publique et un dialogue ouvert aux voix dissidentes pour restaurer la confiance dans les institutions.

 

Par un bel après-midi ensoleillé, agrémenté des couleurs splendides de l’automne, nous avons pris la route de Charlevoix, le cœur léger, pour assister à un événement organisé par une branche régionale de l’INRS (Institut national de la recherche scientifique), dont l’oratrice principale était la Dre Caroline Quach-Thanh, directrice nationale de santé publique du Québec.

 

Notre intention était d’ouvrir le dialogue en connectant au niveau personnel afin de mieux apprécier sa position au sujet de la gestion désastreuse, de notre point de vue, de la crise sanitaire de la COVID-19.

 

La thématique de l’INRS pour cet évènement était de partager avec la communauté les enjeux de santé publique et l’apport que la recherche pourrait fournir à ces enjeux.

 

À nos yeux, ces piliers québécois de la recherche et de la santé publique sont indispensables pour aider la société à faire face à la complexité des enjeux du monde actuel. Or, la gestion désastreuse de la récente crise sanitaire a suscité une profonde déception et ébranlé la confiance de la population envers des institutions dont elle attendait davantage. Bien davantage!

 

La qualité préoccupante de la démarche scientifique de nos institutions

 

En révisant les documents disponibles sur les programmes de recherche de l’INRS, une préoccupation est apparue de manière aiguë.

 

Alors que l’INRS est fermement engagé dans sa politique d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI) et dans l’un de ses axes stratégiques sur les «polycrises», n’est-il pas sous l’emprise d’idéologies qui, prenant le pas sur le mérite et l’excellence scientifique, l’enferment dans le conformisme trompeur du «consensus scientifique» et rendent ses recommandations moins pertinentes par manque de curiosité et de rigueur?

 

À travers nos brèves interventions soulignant les ratés de la gestion de la crise sanitaire, nous espérions établir une relation plus personnelle avec la Dre Quach-Thanh afin de mieux comprendre son approche et de lui faire passer le message qu’il serait dans son intérêt d’élargir sa base de consultation pour y inclure de la diversité d’opinion.

 

Faudra-t-il renoncer à tout bilan d’une des plus importantes crises politico-sanitaires de notre histoire?

 

Cela implique d’y inclure de véritables experts, entièrement libres de leur parole, car exempts de conflits d’intérêts et affranchis de toute contrainte institutionnelle, qu’il s’agisse des ordres professionnels, des organismes subventionnaires ou des hiérarchies institutionnelles dont la liberté d’expression n’est qu’un leurre.

 

Notre principale préoccupation est de savoir si l’INRS et l’INSPQ intègrent réellement les avancées scientifiques les plus récentes lorsqu’ils conseillent les autorités politiques.



À lire aussi: La science ne rime pas toujours avec consensus

 

Utiliser des connaissances dépassées reviendrait à faire fonctionner un ordinateur de pointe avec un système d’exploitation périmé: les défaillances seraient inévitables, voire paralysantes.

 

PubMed recense pourtant plus de 500 000 publications sur la COVID-19. Les scientifiques qui conseillent le gouvernement maîtrisent-ils réellement l’ensemble des connaissances nécessaires pour formuler les meilleures recommandations?

 

Ou se limitent-ils à quelques études qui confirment leurs biais et la doctrine dominante, par crainte de la contester? Ils utiliseraient alors un ordinateur puissant muni d’un logiciel périmé, tout en prétendant suivre la «science» dès lors que les données confortent leur discours.

 

À lire aussi: Covid-19: le mythe du consensus scientifique

 

La gestion de la COVID-19 a imposé un discours unique, sans véritable débat scientifique, soutenu par la censure et la propagande. Pour présenter d’autres analyses au public, plusieurs collectifs de scientifiques et de médecins se sont mobilisés, notamment Réinfo Québec, auteur de nombreux documents et vidéos, ainsi que le CCCA (Canadian Covid Care Alliance).

 

Ce dernier a spécialement publié deux ouvrages collectifs rédigés par plus de trente auteurs et appuyés sur près de 2 000 références scientifiques. Parus en anglais en 2024, ils ont été traduits en français en 2026: «Covid-19, bas les masques: la véritable science derrière le Covid-19, sa prévention et son traitement, où des scientifiques et des médecins indépendants révèlent l’envers du décor» et «Le chaos du Covid-19 : une pandémie d’ignorance, de panique et de cupidité, la corruption de nos institutions».

 

Nous avons remis ces deux ouvrages à la Dre Quach-Thanh et à Isabelle Delisle, directrice scientifique de l’INRS, afin de les inviter à élargir leur réflexion scientifique, politique et sociale au-delà des cadres institutionnels. Ce présent inattendu a toutefois reçu un accueil plutôt réservé.

 

Peut-être la lecture de ces ouvrages les incitera-t-elle à nous inviter au dialogue et à solliciter notre avis. Nous serions tous deux prêts à contribuer bénévolement aux travaux de leurs institutions, au bénéfice de la communauté.

 

Quoi qu’il en soit, continuerons-nous à discréditer les sources d’information alternatives par des étiquettes dénigrantes, comme l’ont fait les médias subventionnés pendant et après la crise sanitaire, plutôt que d’examiner leurs arguments?

 

Prendrons-nous enfin au sérieux les critiques rigoureuses de la doxa? Et, au bout du compte, à qui profite cette doxa: à la population ou à des intérêts étrangers et supranationaux dont nos élites seraient, peut-être involontairement, les relais?

 

De nombreuses voix ont contesté la dangerosité réelle de la pandémie, estimée à partir de modèles GIGO (Garbage In, Garbage Out), ainsi que l’interdiction de certains traitements jugés inefficaces sur la base d’études incomplètes, voire frauduleuses.

 

Enfin, des milliers de scientifiques et de médecins dans le monde remettent vivement en question les bénéfices réels de la vaccination au regard de ses risques.

 

Mais toutes ces contestations furent systématiquement censurées et ignorées, d’où l’inévitable crise de confiance du public!

 

Érosion de la confiance du public suite à la gestion désastreuse de la pandémie: le ping-pong scientifique et politique

 

La Dre Quach-Thanh admet que la confiance du public envers les autorités de santé publique et gouvernementales a été érodée.

 

En réponse à notre intervention, voici ce qu’elle a déclaré: «les décisions qui ont été prises (durant la crise Covid-19) ont probablement fait sentir aux gens qu’ils perdaient en autonomie et en identité, puis, dans ce contexte-là, moi aussi j’aurais été en tab… On n’a pas été bons, mais pas pantoute, pour écouter les gens… La confiance de la population envers les institutions a été complètement érodée… Oui, je suis tout à fait d’accord que la diversité d’opinion a besoin d’être entendue, ce qui ne veut pas dire qu’on va, en bout de ligne, endosser toute la diversité. À un moment donné, il faut décider aussi. Ce n’est pas simple, mais ça fait partie de la job…».

 

Sur ce dernier point, on ne peut qu’être d’accord: il faut prendre une décision après avoir entendu les opinions divergentes, surtout pas avant!

 

Elle attribue en partie la perte de confiance aux messages contradictoires des autorités, auxquelles elle n’appartenait pas, ainsi qu’à leur utilisation par les gouvernements, responsables en dernier ressort des mesures adoptées.

 

Elle souligne notamment que les stratégies de contrôle de la contagion, conçues pour les grands centres, auraient dû être adaptées aux réalités régionales afin d’éviter un stress inutile à leurs populations.

 

Cela soulève une question fondamentale : les partis politiques, au pouvoir comme dans l’opposition, possèdent-ils une culture scientifique suffisante pour évaluer avec discernement les recommandations des institutions québécoises?

 

Encore faut-il que ces recommandations reposent sur les connaissances scientifiques les plus récentes — ce que les conséquences de la gestion de la crise sanitaire permettent, à tout le moins, de remettre en question.

 

Tout en reconnaissant avec réserve les erreurs commises pendant la pandémie et la perte de confiance qui en a résulté, la Dre Quach-Thanh rappelle que la décision finale demeure politique, quelles que soient les recommandations formulées.

 

Elle semble ainsi dégager les experts de la santé publique de leur responsabilité, puisque leurs avis peuvent être écartés par le gouvernement. Faut-il y voir un manque de leadership scientifique à l’INSPQ ou un problème culturel et structurel plus large au sein de nos institutions?

 

Silence radio sur la gestion de la pandémie au cours de la campagne électorale

 

Durant la campagne électorale, Éric Duhaime, chef du PCQ, a voulu désamorcer les accusations infamantes d’«antivax» visant une candidate depuis élue en affirmant que son parti suivrait les recommandations de la Santé publique.

 

Cette position semble toutefois fermer tout débat sur la vaccination contre la COVID-19, comme si la question scientifique était définitivement tranchée, tout en reléguant au silence les nombreux témoignages de blessures vaccinales recueillis lors de l’enquête parlementaire menée par le député Dean Allison.

 

Le rapport de 2023 de la Commission d’enquête nationale citoyenne (CeNC) a lui aussi été largement ignoré par les partis politiques et les médias. Le PCQ est même allé jusqu’à refuser d’en reconnaître l’existence lors de son congrès de 2023.

 

Mais dans quelle impasse sommes-nous si les partis politiques, dont le PQ qui vient de prendre le pouvoir, ne veulent pas enquêter sur les mesures sanitaires et se cachent derrière les recommandations de la Santé publique, qui se plaint que les décisions soient politiques?

 

Si la Santé publique renvoie la responsabilité aux élus, tandis que ceux-ci affirment suivre ses recommandations, qui doit finalement répondre de ces décisions devant la population?

 

La Dre Quach-Thanh a laissé entendre que la Santé publique se limitait à formuler des recommandations fondées sur la science. Pourquoi, alors, a-t-elle accepté sans réagir l’abandon des pratiques reconnues de gestion d’une pandémie?

 

Les mesures adoptées, pourtant contraires à ces principes, ont profondément perturbé la vie sociale et l’économie, aggravant ainsi la précarité économique, un déterminant majeur de la santé.

 

En 2021, Paul St-Pierre Plamondon, aujourd’hui premier ministre désigné du Québec, avait refusé de parrainer une pétition citoyenne réclamant une enquête publique sur les 6 700 décès survenus en CHSLD. Il jugeait cette démarche inutile, puisqu’il promettait de déclencher lui-même une enquête une fois au pouvoir. Respectera-t-il cet engagement? La question n’a toutefois pas été abordée durant la campagne électorale.

 

Ou suivra-t-il l’exemple des autres partis, qui ont approuvé à l’unanimité les mesures sanitaires, en invitant la population à tourner la page sous prétexte que la crise est terminée? Faudra-t-il renoncer à tout bilan d’une des plus importantes crises politico-sanitaires de notre histoire? «Je me souviens» — mais de quoi, au juste?

 

Un véritable débat n’aura lieu que si les autorités y sont contraintes, comme lors des enquêtes de la Chambre des représentants des États-Unis ou des audiences sénatoriales menées par Ron Johnson et Rand Paul.

 

Écoute et influence

 

La Dre Quach-Thanh a souligné qu’une décision doit mener à une solution conforme aux valeurs de la société: «C’est pour ça, souvent, qu’on a besoin du citoyen-partenaire, qu’on n’avait pas pendant la pandémie... Ensuite, il faut avoir assez d’influence sur le politique pour qu’il comprenne l’importance de l’enjeu.»

 

La directrice de la Santé publique a ensuite cité le décès d’un jeune garçon associé aux boissons énergisantes. Les démarches persistantes de ses parents auprès d’un député auraient conduit celui-ci à intervenir auprès de la ministre, puis à susciter des changements.

 

Dans ce contexte, comment la Dre Quach-Thanh considère-t-elle l’enquête du député fédéral Dean Allison, qui a recueilli 54 témoignages de blessures vaccinales, dont certaines mortelles, parmi plus de 1 400 personnes prêtes à témoigner?

 

Présidente du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) et du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) lors du déploiement des vaccins contre la COVID-19 — deux organismes consacrés aux vaccins plutôt qu’à l’immunité naturelle, pourtant supérieure —, elle ne pouvait ignorer qu’au 5 janvier 2024, le Canada comptait 11 702 déclarations de manifestations cliniques inhabituelles (MCI) graves, dont 455 décès, après la vaccination contre la COVID-19.

 

De plus, moins de 1% des MCI post-vaccinales seraient signalées aux autorités aux États-Unis, alors que le signalement serait encore plus déficient au Canada. A-t-elle cherché à alerter ou à influencer les responsables politiques afin d’obtenir des changements?

 

Le déploiement de solutions locales aux enjeux locaux de santé publique?

 

Lors du premier volet de l’entretien à l’INRS de La Malbaie, la Dre Quach-Thanh a reconnu, avec réserve, que la gestion de la pandémie n’avait pas été optimale et que les mesures conçues pour les grands centres urbains ne convenaient pas nécessairement aux régions.

 

Cette admission laisse toutefois l’impression que la priorité était moins d’adapter la santé publique aux réalités locales que d’imposer une conformité rassurante pour les plus préoccupés par les risques sanitaires.

 

Dans un second volet consacré aux réponses locales aux enjeux de santé publique et au rôle central de la recherche, la Dre Quach-Thanh a illustré les défis par deux alertes sanitaires.

 

À l’échelle internationale, elle a rapporté la question d’un politicien sur le risque de résurgence de la peste après la mort d’un scientifique qui aurait accidentellement brisé une ampoule contenant du Yersinia pestis, la bactérie responsable de la peste bubonique.

 

À l’échelle régionale, elle a évoqué l’émergence possible d’une zoonose: des oiseaux sauvages de Charlevoix transmettraient un variant dangereux de la grippe à des élevages de volailles, qui pourraient alors devenir le foyer d’une épidémie de grippe aviaire dans la population.

 

Comment évaluer ces menaces sanitaires, qui mobilisent d’importantes ressources de préparation aux pandémies? Réelles ou perçues, elles alimentent des projets de recherche auxquels participent des institutions publiques et privées susceptibles d’en tirer des profits considérables. Faute de temps pour approfondir ces enjeux lors de l’échange, une brève mise en contexte s’impose.

 

La peste noire ne représente pas réellement un enjeu local. Le risque qu’une grippe aviaire passe des oiseaux sauvages aux élevages régionaux est, quant à lui, un scénario déjà connu.

 

Selon une nouvelle interprétation des maladies transmissibles à virus respiratoires, aucune pandémie grippale depuis 1918 — survenue parmi des populations affaiblies par la guerre — n’aurait provoqué une surmortalité comparable. Les épisodes ultérieurs auraient surtout donné lieu à des alertes médiatiques et à des campagnes vaccinales considérées comme inutiles et dangereuses.

 

À propos de la mort médiatisée d’un chercheur en laboratoire après un incident impliquant Yersinia pestis, rappelons que cette infection, autrefois dévastatrice, peut aujourd’hui être traitée. La Dre Quach-Thanh a argumenté qu’elle pouvait encore être mortelle.

 

Mais sans mise en contexte, cette réponse ne relève-t-elle pas du même sensationnalisme ayant servi à justifier les mesures restrictives durant la COVID-19? Plus largement, son rôle, son budget et son influence dépendant de l’importance accordée aux menaces sanitaires, réelles ou perçues, cela soulève-t-il un possible conflit d’intérêts?

 

Le contexte de cette histoire de peste a été bien résumé dans cet article du Dr McCullough. Pour faire simple, la peste bubonique, qui est la plus grave pandémie que l’humanité ait connue, est provoquée par la transmission par des puces d’une bactérie assez pathogène, Yersinia pestis.

 

Sans grande surprise, les gouvernements qui développent des armes biologiques ont des activités de recherche pour instrumentaliser ce dangereux pathogène.

 

Comme c’est une bactérie qui se soigne avec des antibiotiques, ils s’acharnent à créer des variants résistants aux antibiotiques et en prime à augmenter la transmission sans passer par les puces.

 

La création en laboratoire de tels variants est donc possible. On promettra ensuite des vaccins pour protéger la population, tout en affirmant — à tort — qu’aucun antibiotique ne pourrait traiter l’infection, afin d’en favoriser l’acceptation.

 

Ce scénario rappelle-t-il la variole du singe ou l’épisode du hantavirus sur un bateau en Argentine, survenu alors que ce pays était vivement critiqué par l’OMS pour son retrait des accords internationaux en santé publique?

 

Dans ce contexte, il est difficile de ne pas soupçonner que la peur serve à justifier le financement public de la préparation aux pandémies, notamment les tests de nouveaux médicaments et, surtout, les solutions vaccinales, particulièrement lucratives.

 

Les documents rendus publics dans l’affaire Epstein permettraient de retracer ces projets inquiétants et présenteraient notamment Bill Gates — philanthrope réputé exercer une forte influence financière sur l’OMS — comme l’un des acteurs controversés de cette histoire.

 

Quant aux pandémies de grippe annoncées depuis plus d’un siècle, une distinction s’impose. Que la grippe puisse causer des maladies et des décès est bien établi. Mais le virus grippal et ses nombreux variants sont-ils réellement les principaux responsables de cette morbidité et de cette mortalité?

 

Plusieurs scientifiques estiment que la compréhension des pandémies causées par des virus respiratoires, comme la grippe ou la COVID-19, exige un profond changement de paradigme. Selon eux, l’examen de la mortalité toutes causes confondues — qui limite les erreurs d’attribution — ne révèle aucune autre pandémie grippale depuis celle de 1918.

 

Des analyses génomiques plus récentes suggéreraient même que la plupart des décès de 1918 étaient dus à des pneumonies bactériennes, aujourd’hui traitables par des antibiotiques alors inexistants. Cette hypothèse invite à revoir en profondeur la gestion de la grippe saisonnière et des pandémies annoncées, ainsi qu’à réévaluer la priorité accordée au risque qu’un virus aviaire déclenche une épidémie humaine.

 

Le modèle qui attribue la morbidité et la mortalité à la transmission d’un virus pathogène serait désormais dépassé. Un changement de paradigme permettrait de repenser la gestion des maladies respiratoires, tant durant la saison grippale qu’en contexte pandémique, et de réorienter les ressources vers des recherches plus productives plutôt que vers la poursuite de fausses alertes.

 

La question de la pauvreté comme condition de précarisation de la santé

 

La pauvreté, déterminant majeur de la santé, a occupé une place centrale dans les échanges, notamment grâce au témoignage d’un intervenant communautaire. Les mesures palliatives peuvent en atténuer les effets, mais ne règlent pas le problème de fond.

 

L’éléphant dans la pièce demeure l’impact de mesures sanitaires jugées irréfléchies et inadaptées : sans avoir maîtrisé la pandémie, elles auraient aggravé la pauvreté et accéléré le transfert de richesse des classes moyennes et défavorisées vers les plus fortunés.

 

Un récent reportage de Radio-Canada souligne l’ampleur mondiale sans précédent de l’itinérance, qui toucherait plus de 318 millions de personnes. La présence croissante de personnes sans logement dans les rues du Québec témoigne d’une pauvreté qui se serait aggravée depuis la crise sanitaire; selon ce reportage, l’itinérance aurait plus que doublé depuis.

 

Comme l’écrivait Bossuet: «Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes.»

 

En ignorant les mises en garde des experts en gestion de crise, nous avons adopté des mesures sanitaires liberticides qui auront aggravé la pauvreté et fragilisé durablement la prospérité du Québec, contrairement à ce qui s’est passé en Suède. Il ne faut pas opposer santé biologique et santé économique: la pauvreté favorise de nombreux problèmes de santé, et les mesures qui l’accentuent frappent d’abord les plus démunis.

 

Un bilan s’impose pour éviter de répéter cette erreur. Seule l’enquête publique officielle promise par le PQ permettra d’examiner pleinement le problème.

 

Main tendue au dialogue

 

La Dre Quach-Thanh a ouvert la porte au dialogue en déclarant: «Je le sais que ça n’a pas été bien fait, je le sais que les gens l’ont à travers de la gorge… Je peux m’excuser pour le gouvernement, j’étais pas là, mais on le savait qu’il y avait des difficultés de communication… pis qu’on entendait pas nécessairement tout le terrain… Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il faut avoir des endroits où on est capables de se parler en amont d’une crise. On ne peut pas créer ça pendant une crise.»

 

Nous lui répondons: Dre Quach-Thanh, nous sommes disponibles pour rencontrer rapidement votre équipe, rétablir les espaces de dialogue nécessaires, élargir le débat public et prévenir de nouvelles mesures unilatérales, dans l’intérêt de la démocratie québécoise.

 

Le nouveau gouvernement saura-t-il profiter du départ du parti à l’origine de mesures parmi les plus contraignantes et liberticides en Occident pour restaurer la confiance envers les institutions publiques?

 

Nous avons proposé de créer un comité de sages réunissant des scientifiques expérimentés et libres de s’exprimer, afin de garantir une véritable diversité d’opinions éclairées. Cette idée a toutefois suscité un enthousiasme modéré.

 

Qui sait? Après avoir pris connaissance des deux ouvrages que nous leur avons remis, peut-être nous inviteront-elles à poursuivre le dialogue et à conseiller leurs institutions. Nous sommes tous deux disposés à y contribuer bénévolement, au bénéfice de la communauté.

 

Les récentes déclarations de Maïté Blanchette Vézina, nouvelle députée du PCQ, ont fait les manchettes : le caucus conservateur entendrait «brasser la cage» du consensus scientifique. Elles ont suscité des centaines de commentaires sur la pertinence du débat scientifique, la compétence requise pour le mener et les risques d’une discussion mal encadrée.

 

Cette prise de position élargit-elle la fenêtre d’Overton du PCQ? Au congrès de 2023, le parti avait déjà réaffirmé son appui à la liberté académique lorsque Bernard Massie, mandaté par le PCQ, avait rendu hommage à Patrick Provost. À cette occasion, Éric Duhaime lui avait remis un mégaphone pour l’encourager à faire entendre sa parole libre.

 

Patrick Provost a toutefois été congédié par la suite par l’Université Laval après avoir contesté la pertinence de vacciner les enfants contre la COVID-19 au moyen d’injections géniques expérimentales.

 

À lire aussi: Il reste beaucoup à dire sur l’affaire Patrick Provost

 

Le PCQ réclamera-t-il des débats scientifiques sans censure et fera-t-il de la liberté d’expression une valeur fondamentale, voire un trésor national? Pour reprendre Michel Rivard : «Libérer le trésor!»

 

Nous adressons cette prière au nouveau premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon, en espérant qu’il y donnera suite.