Une grand-mère aurait reçu l’aide médicale à mourir contre sa volonté

Brigitte Stegemann et sa petite-fille Brigitte Kranendonk. Photo envoyée par la famille aux médias.

Mercredi le 23 septembre 2026, à 21:05

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Une grand-mère aurait reçu l’aide médicale à mourir contre sa volonté
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Une Ontarienne de 83 ans aurait reçu l’aide médicale à mourir sans son consentement, selon sa famille. L’affaire soulève de graves questions sur la protection des patients vulnérables. Une enquête policière serait en cours.

 

Brigitte Stegemann ne voulait plus mourir, affirme sa petite-fille. Pourtant, le 10 juillet dernier, cette résidente de l’établissement The Pearl, à Cannifton, en Ontario, a reçu l’aide médicale à mourir (AMM). Sa famille accuse les intervenants d’avoir poursuivi la procédure malgré sa confusion et ses doutes exprimés dans les jours précédents.

 

Déjà publique en juillet, l’affaire connaît une nouvelle vague de couverture depuis un article du Daily Mail, publié le 20 septembre. Le Christian Post rapporte que la police de Belleville a confirmé au quotidien britannique l’ouverture d’une enquête par sa division des enquêtes criminelles.

 

Un consentement contesté

 

Atteinte d’un cancer de l’estomac de stade IV, Brigitte Stegemann aurait initialement refusé l’AMM, notamment en raison de ses convictions chrétiennes. Selon sa petite-fille et proche aidante, Brigitte Kranendonk, les démarches auraient repris pendant son absence.

 

Dans un récit publié en juillet, fondé sur une déclaration familiale et une entrevue avec elle, Kranendonk conteste l’évaluation de la capacité de sa grand-mère à consentir. Celle-ci aurait répondu incorrectement à plusieurs questions sur sa famille, affirmant notamment ne plus avoir de frères et sœurs vivants.

 

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Deux jours avant l’intervention, Kranendonk dit lui avoir expliqué explicitement qu’elle allait mourir. Sa grand-mère aurait alors pleuré longuement et affirmé avoir «commis une erreur». Sa petite-fille lui aurait rappelé qu’elle pouvait encore refuser.

 

Le récit initial précisait que les documents médicaux permettant de vérifier les évaluations et le consentement n’avaient pas été obtenus. Ces accusations reposaient donc sur la version familiale.

 

Une procédure sous enquête

 

Le jour du décès, une tentative de pose de perfusion aurait provoqué un saignement important. Kranendonk affirme que sa grand-mère, les mains jointes en prière, n’a ensuite donné aucune réponse lorsque la médecin s’est adressée à elle avant l’administration des substances. La procédure aurait néanmoins été poursuivie. 

 

La famille a également saisi le bureau du coroner. Just the News indique avoir consulté des échanges avec celui-ci. Sa porte-parole a refusé de communiquer des détails, invoquant la confidentialité et l’intégrité des enquêtes. 

 

L’établissement et la médecin n’ont pas livré de réponse détaillée aux accusations de la famille dans les sources consultées. Sans le dossier médical ni les conclusions des enquêtes, il demeure impossible d’établir si le consentement et les garanties légales ont été respectés.

 

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Le 22 septembre dernier, Pierre Poilievre a réagi à l’affaire, réclamant un renforcement des protections contre les pressions et les abus.

 

Le cadre légal prévoit normalement un consentement exprès immédiatement avant l’AMM. Selon Justice Canada, une renonciation écrite à cette confirmation est toutefois possible sous certaines conditions, notamment lorsqu’une perte de capacité décisionnelle est anticipée.

 

Cette entente devient invalide si, après cette perte de capacité, la personne manifeste un refus ou une résistance à l’administration de l’AMM. Les évaluations médicales et l’existence éventuelle d’une telle entente seront donc déterminantes pour établir si les garanties légales ont été respectées dans le cas de Brigitte Stegemann.