Surveillez votre portefeuille, car les députés vont encore une fois piger dedans pour se verser une augmentation de salaire.
Après s’être accordé une augmentation massive il y a à peine trois ans, les élus de l’Assemblée nationale sont déjà en file pour une autre hausse le 1er avril.
Et encore une fois, ils le font sans demander l’avis des contribuables qui paient leur salaire…
Une hausse après l’autre
Les Québécois n’ont pas oublié ce qui s’est passé en 2023. Les députés ont voté pour modifier la loi sur leur rémunération et augmenter leur salaire de 30 %, faisant passer leur indemnité de base de 101 561 $ à 131 766 $.
À l’époque, seuls le Parti québécois et Québec solidaire s’y étaient opposés. Mais les augmentations ne se sont pas arrêtées là.
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Depuis ce vote, les députés ont discrètement encaissé une autre hausse de 9 859 $ en 2025, portant leur salaire à 141 625 $.
Maintenant, une autre hausse automatique de 4750 $ doit entrer en vigueur, ce qui fera grimper leur salaire de base à environ 146 675 $.
Aucun vote, aucune reddition de comptes
Aucun vote. Aucun débat. Aucune reddition de comptes. Seuls les politiciens ont la capacité et l’audace de s’accorder des hausses de salaire de cette façon, sans consulter ceux qui paient la facture.
Et les contribuables commencent à s’en rendre compte.
Un récent sondage Léger montre que 68 % des Québécois s’opposent à cette nouvelle hausse salariale. Parmi ceux qui ont une opinion, près de huit sur dix y sont opposés.
Des finances publiques déjà fragiles
Les Québécois comprennent ce que les politiciens semblent ignorer : la province n’a tout simplement pas les moyens de financer de nouvelles hausses de salaire.
Le Québec prévoit un déficit de 8,6 milliards de dollars cette année, après un déficit de 9,9 milliards l’an dernier. Le gouvernement est encore loin de retrouver l’équilibre budgétaire et son plan pour y parvenir ne tient pas la route.
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Pendant ce temps, le coût des excès passés continue de s’accumuler.
Le gouvernement dépense environ 10 milliards de dollars cette année uniquement pour payer les intérêts sur la dette. Ce montant devrait atteindre 12 milliards d’ici la fin de la décennie.
C’est de l’argent qui ne va ni en santé, ni en éducation, ou en allègements fiscaux.
Cela signifie que les contribuables envoient en pratique plus de 1000 $ par personne chaque année en paiements d’intérêts aux créanciers, plutôt que de financer des services qu’ils utilisent réellement.
Chaque dollar dépensé aujourd’hui se traduit par plus d’emprunts demain et des coûts d’intérêt plus élevés pour les années à venir.
Emprunter pour financer des hausses de salaire n’est pas responsable. C’est insultant.
La réalité des familles
À un moment où les familles coupent dans leurs dépenses, les politiciens passent à la caisse comme si tout allait bien. Pendant ce temps, plus de 40 % des Québécois disent être à 200 $ de l’insolvabilité.
L’épicerie coûte toujours cher. Le logement gruge une part croissante du budget. Plusieurs travailleurs ont vu leur pouvoir d’achat reculer.
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Et pourtant, les politiciens, qui gagnent déjà bien au-dessus du Québécois moyen, estiment mériter encore plus.
Essayez d’expliquer à une famille qui peine à payer son loyer que des députés gagnant près de 150 000 $ ont besoin d’une autre hausse. Surtout quand cette hausse est automatique.
Les partisans de ces augmentations affirment que les politiciens doivent être rémunérés de façon compétitive. Mais avec plus de 40 000 $ de hausse en trois ans, cet argument ne tient plus.
Il ne s’agit plus d’équité salariale. Il s’agit de priorités. Partout au Québec, les familles font des choix difficiles. Elles réduisent leurs dépenses, reportent des achats et se privent quand la situation l’exige.
Elles vivent selon leurs moyens, parce qu’elles n’ont pas le choix. Les politiciens devraient être soumis au même standard.
Un exemple de leadership
Voici un exemple de vrai leadership. Le député conservateur fédéral Mike Dawson a décidé de refuser sa hausse salariale cette année, jugeant déplacé de prendre plus d’argent alors que les Canadiens peinent à joindre les deux bouts.
Les députés de l’Assemblée nationale devraient prendre des notes. Ils peuvent eux aussi refuser cette hausse et mettre fin au mécanisme d’indexation automatique qui fait grimper leur salaire chaque année.
Ils ont l’occasion de montrer qu’ils comprennent réellement la pression que subissent les contribuables. Tant que le budget ne sera pas équilibré, toute hausse salariale devrait être exclue.
Le ras-le-bol des contribuables
Ou ils peuvent persister dans la même direction.
Mais s’ils choisissent cette voie, ils ne devraient pas s’étonner de voir les Québécois réagir encore plus fermement.
Les contribuables en ont assez de voir les politiciens traiter la fonction publique comme une source de revenus garantie. Et ils ont raison.












