Alors que les Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal s’annoncent comme une vitrine sportive internationale, des groupes radicaux prévoient de perturber l’événement, poursuivant leur stratégie d’intimidation.
Les bullies et leurs méthodes, deux termes pour désigner les agissements de ceux qui veulent obtenir quelque chose par la force ou l’intimidation.
Ces termes peuvent faire écho à des processus violents et donc à l’insécurité. Deux phénomènes qui touchent les Juifs en particulier par l’intermédiaire de l’antisémitisme, et la société dans son ensemble.
«Un Montréalais sur quatre ne se sent pas en sécurité. […] Un peu plus de la moitié des répondants ont le sentiment que Montréal est moins sécuritaire qu’il y a cinq ans». Voici ce qu’un sondage de la Fraternité des policiers publié dans le Journal de Montréal vient de révéler.
Été noir pour les juifs de Montréal
Dans le même temps, l’été a été éprouvant pour les Juifs de Montréal. Parmi les incidents des dernières semaines, on peut citer, entre autres, l'agression d'un homme juif devant ses jeunes enfants au Parc Dickie-Moore, les menaces de mort contre des Juifs à Ville St-Laurent et l'attaque lors de la parade de la Fierté.
Les hausses de l’insécurité et de l’antisémitisme sont intrinsèquement liées. Les luttes contre ces dernières doivent donc l’être aussi. Le climat haineux est ici. Il «donne le go» à de plus en plus de personnes pour agir avec violence.
Les bullies, ce sont ceux qui veulent s’en prendre à nos valeurs communes. Les bullies, ce sont aussi ceux qui se comportent en délinquants envers des citoyens qui n’ont rien demandé. Ici, les bullies s’en prennent à des Juifs ou à leur «business» pour le simple fait qu’ils sont Juifs.
Ils obéissent à leurs maîtres
Les bullies suivent aussi les demandes de leurs maitres. Récemment, le Hamas a invité les activistes radicaux de tous les pays à intensifier violence et haine contre les communautés juives autour de la planète. Et surprise! Plusieurs groupes montréalais ont répondu à l’appel.
Résultat? Indigo de la rue St-Catherine bloqué par un cadenas pour empêcher les gens de rentrer ou sortir, affiches de glorification du Hamas et du 7 octobre 2023, sans compter les actions déjà mentionnées plus haut...
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Sans compter aussi ce qui s’en vient. À Québec et Montréal auront lieu cette fin de semaine les Grands Prix cyclistes.
Ces évènements seront des vitrines pour la réussite sportive québécoise avec Hugo Houle, coureur de l’équipe Premier tech et premier vainqueur québécois de l’histoire sur une étape du Tour de France.
Et que comptent faire les bullies? Ils veulent bloquer et mettre en danger les coureurs.
Les images du tour d’Espagne, la Vuelta, ainsi que les nouvelles en provenance d’Halifax avec la rencontre Canada - Israël en Coupe Davis de Tennis qui se tiendra à huis clos doivent servir d’avertissement. Hélas, les bullies sont prêts à tout.
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Pourquoi acceptons-nous que cela puisse continuer?
En entrevue avec Benoit Dutrizac, Yves Francoeur, de la Fraternité des policiers de Montréal, a expliqué que si des propos haineux sont prononcés, la police se doit d’intervenir.
Face aux questions de l’animateur, il a aussi mentionné qu’il n’y a aucun mot d’ordre ordonnant à ses membres de ne pas intervenir et de laisser faire les expressions de haine que l’on a pu observer à l'Indigo ou sur le parvis de Notre-Dame dans le Vieux-Montréal.
En vérité, si mot d’ordre il y a, il devrait être d’intervenir.
Restaurer la dissuasion
Face à l’inacceptable, l’aspect dissuasif doit être restauré. Sinon la seule réponse pourrait pour certains devenir un sentiment d’impuissance ou la colère.
L’impuissance est névrotique. La colère ne servirait que de renfort à la violence. Personne ne veut de ça pour le Québec d’aujourd’hui ou demain.













