Depuis plusieurs mois, des musulmans intégristes prient régulièrement devant la basilique Notre-Dame de Montréal. Pour Mandana Javan, militante pour la laïcité, il s’agit bien d’une stratégie politique de provocation.
«Le but premier, c’est de créer des conflits interreligieux», affirme la physicienne de formation. Selon elle, ces prières s’inscrivent dans un «conflit symbolique», c’est-à-dire que l’islamisme cherche ici à s’opposer à l’héritage chrétien et occidental du Québec.
Un climat qui, dit-elle, nourrit la colère silencieuse de nombreux citoyens. «Je vois beaucoup de colère, mais beaucoup de retenue parce que les gens ont peur. Les Québécois ont peur de s’exprimer, ils ont peur d’être étiquetés racistes, xénophobes et islamophobes», poursuit-elle au micro de Jérôme Blanchet-Gravel.
De l’Iran au Québec
Mme Javan, née en Iran peu après la révolution islamique, rappelle avoir connu de près ce fanatisme: «J’ai grandi dans un pays qui avait mis toute la structure de réislamisation de la société. C’était étouffant. J’ai choisi le Québec pour vivre dans une société libre et laïque.»
À lire aussi: «Le frérisme passe inaperçu car il s’appuie sur une structure secrète»
Celle qui organise depuis quelques semaines des contre-manifestations devant la basilique Notre-Dame insiste sur la défense de la laïcité: «Je ne veux pas ça dans mes rues, dans les rues de Montréal. La laïcité, c’est le seul rempart contre ces stratégies d’islamisation», assure-t-elle.
«Le reste du Canada n’est pas récupérable»
Elle estime que le Québec doit prendre ses distances face aux dérives du multiculturalisme canadien. «Le reste du Canada, pour moi, n’est pas récupérable. Mais le Québec, lui, a encore les moyens de résister.»
À lire aussi: L’islamo-nazisme, un courant occulté et sous-estimé
Une nouvelle mobilisation est prévue ce dimanche 24 août à 14h30, devant la basilique Notre-Dame de Montréal, pour réaffirmer l’attachement des citoyens à la neutralité de l’espace public et au respect du patrimoine.
Voir l'entrevue directement sur YouTube.












