En Haïti, les locaux de trois médias attaqués et pillés

Des habitants évacuent le Poste Marchands de Port-au-Prince, en Haïti, le 9 décembre 2024, après la prise de contrôle de la région par des gangs. Photo: Clarens SIFFROY pour l’AFP.

Mardi le 18 mars 2025, à 10:30

Une chaîne de télévision haïtienne a indiqué ce 15 mars avoir été attaquée et pillée, quelques jours après que deux autres importants médias ont connu le même sort, dans le cadre d'une énième flambée de violence à Port-au-Prince. 

 

La chaîne de télévision Telepluriel a annoncé sur son site internet que son local avait été «vidé de ses équipements» puis incendié dans la nuit de samedi à dimanche.

 

Dans la nuit du 12 au 13 mars, ce sont les locaux des radios Mélodie FM et Radio-Télévision Caraïbes, la plus ancienne station de radio du pays, dans le centre-ville de Port-au-Prince, qui ont été incendiés, ont déclaré plusieurs journalistes de ces médias à l'AFP.

 

«Un acte ignoble»

 

«Radio Télévision Caraïbes (RTVC), pilier de l'information en Haïti, est frappée par la violence des gangs armés. L'incendie de ses locaux par ces criminels est un acte ignoble, une atteinte grave à la liberté d'expression, acquise au prix de grands sacrifices», a réagi le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé sur X.

 

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Dans un communiqué, l'Association nationale des médias haïtiens a indiqué pour sa part «condamner sans réserve cet acte infâme qui consacre la continuité du chaos ambiant».

 

La capitale haïtienne est en proie à une nouvelle flambée de violence, à cause d'affrontements entre groupes armés.

 

Ces derniers, qui sèment depuis des années la violence à Port-au-Prince, multiplient des attaques dans plusieurs quartiers qui échappaient jusque-là à leur contrôle, semant la terreur parmi la population.

 

En décembre dernier, deux journalistes et un policier avaient été tués lors d'une fusillade provoquée par des gangs.

 

60.000 déplacés en un mois

 

Plus de 60.000 personnes ont été déplacées dans la capitale haïtienne Port-au-Prince en un mois en raison de cette nouvelle flambée de la violence, a annoncé mardi l'agence de l'ONU pour les migrations (OIM).