Des radars photo décapités à Toronto: simple vandalisme ou début d’une révolte contre le contrôle technologique? Comme à Londres, des citoyens semblent refuser une ville sous surveillance permanente.
À Toronto, les radars photo tombent les uns après les autres. En une seule semaine, onze appareils ont été vandalisés, dont six littéralement décapités.
Depuis plusieurs mois, certains radars sont sabotés à répétition, comme celui de la promenade Parkside, réinstallé cinq fois en six mois par la Ville.
Fait divers ou symptôme?
Qui sont les auteurs de ces attaques nocturnes? À ce jour, aucune arrestation.
Mais la multiplication des incidents pousse à s’interroger: simple colère d’automobilistes pressés ou début d’une fronde plus large contre le contrôle technologique de l’espace public?
La situation rappelle celle de Londres, où des caméras du programme ULEZ – imposant une taxe quotidienne aux propriétaires de vieux véhicules – sont régulièrement détruites, obstruées ou arrachées par des militants surnommés Blade Runners.
À Londres, le sabotage continue
Dans le grand Londres, plus de 4500 sabotages ont été répertoriés depuis 2023, et certaines actions sont allées jusqu’à l’usage d’explosifs.
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Pas plus tard que cette semaine, huit personnes ont été arrêtées pour avoir comploté afin de détruire des caméras dans la région londonienne.
À Toronto, la révolte n’a pas – encore – de nom ni de visage, mais les frustrations s’accumulent. Des conseillers municipaux dénoncent une stratégie perçue comme punitive, qui sanctionne parfois de faibles excès de vitesse.
Des pièges tendus à la population
Le conseiller Anthony Perruzza évoque des pièges tendus à la population, tandis que le professeur Matti Siemiatycki rappelle à Radio-Canada que, si les radars photo sont efficaces, «ils suscitent beaucoup d’opposition».
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Peut-on parler d’une rébellion technologique à la canadienne? Rien ne permet de le confirmer pour l’instant.
Ces gestes de sabotage, dispersés et anonymes, pourraient cependant bien être les premiers signes d’un ras-le-bol diffus face à une ville toujours plus quadrillée par des machines.













