Radars vandalisés à Toronto: une révolte contre le filet numérique?

Photo: AFP.

Vendredi le 4 juillet 2025, à 09:45

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Radars vandalisés à Toronto: une révolte contre le filet numérique?
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Des radars photo décapités à Toronto: simple vandalisme ou début d’une révolte contre le contrôle technologique? Comme à Londres, des citoyens semblent refuser une ville sous surveillance permanente.

 

À Toronto, les radars photo tombent les uns après les autres. En une seule semaine, onze appareils ont été vandalisés, dont six littéralement décapités.

 

Depuis plusieurs mois, certains radars sont sabotés à répétition, comme celui de la promenade Parkside, réinstallé cinq fois en six mois par la Ville.

 

Fait divers ou symptôme?

 

Qui sont les auteurs de ces attaques nocturnes? À ce jour, aucune arrestation.

 

Mais la multiplication des incidents pousse à s’interroger: simple colère d’automobilistes pressés ou début d’une fronde plus large contre le contrôle technologique de l’espace public?

 

La situation rappelle celle de Londres, où des caméras du programme ULEZ – imposant une taxe quotidienne aux propriétaires de vieux véhicules – sont régulièrement détruites, obstruées ou arrachées par des militants surnommés Blade Runners.

 

À Londres, le sabotage continue

 

Dans le grand Londres, plus de 4500 sabotages ont été répertoriés depuis 2023, et certaines actions sont allées jusqu’à l’usage d’explosifs.

 

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Pas plus tard que cette semaine, huit personnes ont été arrêtées pour avoir comploté afin de détruire des caméras dans la région londonienne.

 

À Toronto, la révolte n’a pas – encore – de nom ni de visage, mais les frustrations s’accumulent. Des conseillers municipaux dénoncent une stratégie perçue comme punitive, qui sanctionne parfois de faibles excès de vitesse.


Des pièges tendus à la population

 

Le conseiller Anthony Perruzza évoque des pièges tendus à la population, tandis que le professeur Matti Siemiatycki rappelle à Radio-Canada que, si les radars photo sont efficaces, «ils suscitent beaucoup d’opposition».

 

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Peut-on parler d’une rébellion technologique à la canadienne? Rien ne permet de le confirmer pour l’instant.

 

Ces gestes de sabotage, dispersés et anonymes, pourraient cependant bien être les premiers signes d’un ras-le-bol diffus face à une ville toujours plus quadrillée par des machines.