Le banquier Mark Carney prévoit d’endetter le Canada encore plus que le comédien Justin Trudeau, alourdissant une facture déjà colossale pour les contribuables.
Le chef libéral Mark Carney prévoit d’emprunter encore plus que son prédécesseur.
Assez ironique, venant d’un ex-banquier, surtout quand on sait qu’Ottawa dépense déjà davantage pour acquitter les intérêts sur la dette qu’en transferts en santé aux provinces.
Prenons donc un moment pour examiner son plan fiscal de plus près.
Carney promet de «moins dépenser, mais d’investir davantage». Sur papier, l’idée semble rassurante après dix années de déficits massifs et d’endettement chronique.
Mais peut-on vraiment parler d’un virage crédible?
Car soyons francs il suffit d’ouvrir un dictionnaire des synonymes pour se rendre compte que «dépenser» et « investir», c’est souvent du pareil au même.
Un programme sans équivoque
Et son programme ne laisse planer aucun doute. Carney veut augmenter les dépenses gouvernementales de 130 milliards de dollars. Il prévoit aussi d’alourdir la dette fédérale de 225 milliards au cours des quatre prochaines années.
C’est près de 100 milliards de plus que ce que prévoyait Trudeau dans sa dernière mise à jour économique. Il entend également gaspiller 5,6 milliards de dollars de plus que Trudeau, uniquement pour payer les intérêts sur cette dette.
Rappelons au passage que ces frais coûtent déjà plus d’un milliard de dollars par semaine aux contribuables.
Carney soutient que le Canada affichera un surplus budgétaire d’ici quatre ou cinq ans. Un scénario qui ne tient pas debout.
Une fois qu’on tient compte des 48 milliards de dollars de dépenses «en capital», le maigre surplus s’évapore, laissant les contribuables avec une dette encore plus lourde.
Arnaque
Et ce n’est pas tout. Carney compte aussi piger davantage dans les poches des contribuables. Il prévoit instaurer une nouvelle taxe carbone déguisée – un tarif carbone – qui coûterait 500 millions de dollars aux familles et aux entreprises.
Au final, peu importe comment on emballe la chose, une dépense reste une dépense. Et quand le gouvernement vit au-dessus de ses moyens, il emprunte.
Ce sont les contribuables qui en paient le prix, avec les intérêts en prime. D’ailleurs, même les Canadiens ne semblent pas dupes face aux promesses de Carney.
Les Canadiens sceptiques
Selon un sondage Léger, la majorité doute qu’il réussisse à équilibrer le budget d’ici trois ans.
Son plan, en somme, c’est plus de dettes, plus d’intérêts, plus de pression sur les épaules des contribuables. Et ces derniers en ont ras le bol.
Quand les libéraux sont arrivés au pouvoir, la dette fédérale s’élevait à 616 milliards de dollars. Elle frôlera les 1300 milliards d’ici la fin de l’année. Elle aura plus que doublé en dix ans.
Chaque Canadien assume désormais une part de la dette équivalente à près de 30 000 dollars.
Rien qu’en intérêts, cela nous coûte 53,7 milliards cette année – plus que ce que le gouvernement prévoit encaisser avec la TPS.
Autrement dit, chaque fois qu’on fait l’épicerie, qu’on met de l’essence ou qu’on achète un bien, la taxe de vente qu’on paie ne sert qu’à financer les erreurs budgétaires du gouvernement.
Ce n’est pas de la gymnastique comptable qu’il nous faut. C’est un véritable coup de frein sur les dépenses. Et même Carney en convient.
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«Le gouvernement fédéral dépense trop», a-t-il reconnu. Il admet aussi que les dépenses ont explosé au cours de la dernière décennie et que la bureaucratie a pris des proportions démesurées.
Un plan crédible pour rétablir les finances publiques et rembourser la dette doit impérativement inclure des coupes dans les dépenses et une réduction de la machine étatique.
Pas de passe-droit pour les conservateurs
Mais attention: les conservateurs n’ont pas un chèque en blanc non plus. Pierre Poilievre affirme qu’il équilibrera le budget «le plus tôt possible», mais n’a toujours pas précisé de calendrier.
Les dollars empruntés aujourd’hui sont les taxes de demain. Et toute dette finit par se payer – avec intérêts.
Un parti qui prétend vouloir améliorer le coût de la vie doit aussi expliquer comment il entend réduire la dette.
Les contribuables ont besoin d’un gouvernement responsable, déterminé à équilibrer le budget et à rembourser la dette. Pas d’un autre parti qui continue de creuser le trou et de gaspiller des milliards en intérêts sur le dos des générations futures.













