Finances publiques: «le plan de Carney n’a aucune crédibilité»

Le premier ministre canadien et chef du Parti libéral, Mark Carney, s’exprime au débat des chefs fédéraux en anglais, diffusé à CBC-Radio-Canada, à Montréal, le 17 avril 2025. Photo: Christopher Katsarov pour l’AFP.

Dimanche le 20 avril 2025, à 15:45

Sous des airs de renouveau, le plan budgétaire de Mark Carney reprend les pires travers du régime Trudeau: dettes record, déficits chroniques et explosion des intérêts à payer. L’ancien banquier promet le changement… en pire.

 

Nouveau chef, même recette. Le premier plan budgétaire de Mark Carney confirme ce que plusieurs redoutaient: loin de rompre avec l’ère Trudeau, l’ex-banquier entend poursuivre — et même amplifier — la fuite en avant du gouvernement sortant sur le plan fiscal.

 

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Dévoilé le 19 avril, le «Plan fiscal» de l'ex-conseiller économique de Justin Trudeau prévoit des déficits massifs totalisant 225 milliards $ sur quatre ans, soit près de 100 milliards $ de plus que ce qu’avait anticipé son prédécesseur dans sa dernière mise à jour économique.

 

Du pareil au même, en pire…

 

Pour Nicolas Gagnon, directeur pour le Québec à la Fédération canadienne des contribuables, ce plan est la preuve que le prétendu tournant Carney n’est qu’un slogan vide et trompeur. 


«Carney prévoit d’emprunter encore plus que ce que le gouvernement Trudeau avait prévu», affirme-t-il par communiqué. «Il prétend être différent de Trudeau et incarner le changement, mais son plan ne ferait qu’aggraver davantage l’endettement du pays.»

 

Le document prévoit des déficits de 62 milliards en 2025-2026, 60 milliards en 2026-2027, 55 milliards en 2027-2028 et 48 milliards en 2028-2029.

 

Rien dans ces chiffres ne laisse entrevoir un redressement des finances publiques. Sous Carney, Ottawa augmenterait plutôt les charges d’intérêt sur la dette de 5,6 milliards $ en quatre ans.

 

Déjà, ces frais atteignent 54 milliards $ par année, soit plus d’un milliard $ par semaine payé par les contribuables pour... ne rembourser que les intérêts. Et ce, alors que les Canadiens doivent composer avec une augmentation rapide du coût de la vie. En mars, ces derniers ont subi l’une des plus fortes hausses mensuelles du prix des aliments depuis 50 ans

 

«Surenchère»

 

«Cette surenchère de dettes va nous coûter un milliard de dollars de plus par année rien qu’en intérêts», déplore M. Gagnon. «Le plan de Carney n’a aucune crédibilité. Il est encore plus irresponsable que celui de Trudeau», assure-t-il.

 

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Alors que les Canadiens s’attendaient à un recentrage budgétaire après des années de dérive, le successeur de Trudeau choisit d’enfoncer le clou. 

 

«Après des années de dépenses incontrôlées, les Canadiens ont besoin d’un gouvernement capable de freiner les excès et de cesser de flamber des milliards uniquement pour couvrir les intérêts sur la dette», conclut Nicolas Gagnon.