Devant le mécontentement grandissant d’une partie de la population, la Chine mettra fin le 8 janvier aux quarantaines obligatoires à l'arrivée au pays, l'un des symboles de sa politique autoritaire «zéro Covid».
Après des manifestations historiques contre la politique de confinement et de contrôle social de Pékin, un certain vent de liberté se fait ressentir dans l’Empire du Milieu.
«C'est fini... le printemps arrive!»: les Chinois se réjouissaient mardi de la suppression de la quarantaine obligatoire à l'arrivée en Chine et s'empressent de réserver des vols à l'étranger, après trois ans d'isolement pour cause de Covid.
Soulagement dans la population
C’est le 8 janvier prochain que Pékin mettre un terme aux quarantaines obligatoires à l'arrivée au pays, considérées comme le dernier vestige de sa stricte politique sanitaire du «zéro Covid», ont annoncé lundi les autorités.
De nombreux Chinois réagissaient mardi avec enthousiasme à la fin prochaine de ces restrictions, qui maintenaient leur pays isolé du monde extérieur depuis mars 2020.
«Les projets de voyage que j'ai depuis trois ans vont pouvoir devenir réalité», indique à l'AFP Fan Chengcheng, un employé de bureau de 27 ans rencontré à Pékin.
«C'est enfin le retour à la normale en Chine!», relève pour sa part à 1.000 km de là Ji Weihe, une habitante de Shanghai.
Le régime ébranlé?
Dans un entretien accordé à Libre Média le 7 décembre, le spécialiste de la Chine contemporaine Roromme Chantal expliquait que «la politique sanitaire de Pékin commençait à exaspérer les citoyens».
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«Le mécontentement de la population envers la censure et l’absence de liberté d’expression s’intensifie. Les manifestations actuelles démontrent que les Chinois exigent plus de libertés», soulignait-il.
«La fatigue de la population envers la politique zéro Covid du gouvernement et le manque de liberté d’expression dans le pays sont les causes directes de ce mécontentement populaire», poursuivait le professeur de science politique.
La nouvelle a entraîné mardi un bond des recherches en ligne pour des vols vers l'étranger, ont rapporté les médias d'État.
Dans la demi-heure qui a suivi l'annonce, le nombre de recherches pour des destinations hors de Chine continentale a été multiplié par 10 par rapport à l'année dernière, selon Trip.com, l'un des sites de réservations de voyage les plus en vue.
Macao, Hong Kong, le Japon, la Thaïlande et la Corée du Sud figurent au palmarès des destinations les plus prisées.
Les autorités restent méfiantes
Avec l’assouplissement des mesures sanitaires, Pékin s’attend toutefois à une importante recrudescence des cas de Covid-19 et se prépare donc à composer avec l’engorgement des hôpitaux.
En Asie, le retour à la normalité est encore loin d'être acquis: le Japon a annoncé mardi l'obligation prochaine d'un test Covid pour tous les voyageurs en provenance de Chine.
«La pandémie n'est pas encore terminée», a rappelé mardi un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin.











