Aux grandes entrevues, le philosophe Christian Saint-Germain dénonce le caractère «biocratique» du modèle québécois et «l’immense opération de transferts de fonds» depuis le gouvernement vers les géants pharmaceutiques.
Philosophe, éthicien et auteur de plusieurs livres, personnage insuffisamment connu du grand public, Christian Saint-Germain était l’invité de Jérôme Blanchet-Gravel à Montréal.
Dans cette entrevue de près d’une heure, le professeur à l’UQAM fustige «l’essence biocratique» du modèle québécois et la diffusion depuis plusieurs années par le gouvernement du Québec d’un discours sanitaire déshumanisant.
Le Québec comme laboratoire
«La grande affaire de la Révolution tranquille, c’est l’instauration d’une aristocratie médicale de jeunes millionnaires à la cote Z affriolante», lâche-t-il d’entrée de jeu, avant de dénoncer le fait que le patient soit vu dans ce modèle comme un «assisté social».
Pour l’auteur de L’avenir du bluff québécois, «les nationalistes ont un examen de conscience à faire» sur l'expérience pandémique à laquelle ils ont participé. Non seulement elle a prouvé «qu’un État peut devenir fou», mais elle apparaît comme un nouveau clou planté dans le cercueil de la nation québécoise.
Voyez notre documentaire Post-Mortem sur la gestion de la pandémie
«Va-t-on un jour être capable de faire le post-mortem de cette folie collective?», s’interroge-t-il. «Notre seul passeport, c’est notre carte d’assurance maladie avec l’injection léthale à la fin de vos jours».












