Sound of Freedom, un film criant de vérité

L'agent Tim Ballard (Jim Caviezel) avec un enfant hondurien dans le film Sound of Freedom. Photo: Angel Studios.

Dimanche le 23 juillet 2023, à 12:05

Notre rédacteur en chef recommande le film Sound of Freedom à tous ceux qui veulent se familiariser avec la troublante réalité de l’esclavage contemporain.

 

J’ai attendu d’aller voir Sound of Freedom avant de me prononcer sur ce film qui se retrouve au cœur de la guerre culturelle qui polarise les sociétés occidentales, en particulier les États-Unis d’où proviennent le wokisme et ses avatars mortifères.

 

Je peux maintenant dire que le traitement réservé à ce film dans les médias comme Le Devoir est grotesque, la plupart d’entre eux le présentant comme un long-métrage basé sur un délire religieux près du «complotisme».

 

Du moins, sans que ces médias ne remettent en cause tout le scénario, il s’agirait d’un mauvais film, puisque produit et interprété par de mauvaises personnes, c’est-à-dire par des gens liés à la «droite». On connaît la chanson.

 

Faits réels

 

Inspiré de faits réels, le scénario présente l’expérience de l’agent Tim Ballard à la tête d’une escouade fédérale américaine consacrée à démanteler des réseaux pédophiles internationaux. L’enquête de l’agent Ballard (Jim Caviezel) le mènera jusqu’aux confins de la Colombie, ce qui permettra au spectateur de se familiariser rapidement avec le fonctionnement des réseaux pédocriminels.

 

Que le producteur, Eduardo Verastegui, et deux personnages principaux soient croyants ne suffit absolument pas à disqualifier un film bien réalisé qui vise à sensibiliser à une réalité choquante mais pas nouvelle, celle du trafic d’enfants, pas plus que certains chiffres sujets à interprétation ne suffisent à congédier une œuvre «complotiste».

 

À lire aussi: Les migrants, cible du trafic d’organes et de réseaux pédophiles

 

Le trafic d’enfants est un sujet auquel s’intéresse particulièrement Libre Média, comme le montrent de récents articles parus dans nos pages.

 

Plus de pédophilie depuis la Covid 

 

Deux responsables du Réseau pour les droits de l’enfance au Mexique me disaient tout récemment que le confinement avait fait «exploser la pédophilie en ligne», et par le fait même, l’exploitation d’enfants sur le terrain. C’est réel. Comme pour la cocaïne, ce trafic est mené pour satisfaire une demande principalement occidentale.  

 

Les réseaux sociaux jouent un grand rôle dans une certaine normalisation de la pédophilie, phénomène encouragé par des militants LGBT pour qui cette déviance grave et criminelle devrait être intégrée à la diversité sexuelle.

 

Profitant de ce climat idéologique malsain, les grandes plateformes comme Facebook, Instagram et TikTok diffusent massivement des images de jeunes dans des situations à connotation sexuelle et servent de point de rencontre pour les pédophiles. La Big Tech doit en faire beaucoup plus pour contrer les réseaux pédocriminels qu’elle abrite.

 

L’importance de la sensibilisation 

 

Pour avoir passé l’essentiel de mon temps à Mexico depuis 2018, je peux dire que les réalités portées à l’écran dans ce film sont malheureusement loin d’être exagérées, la disparition d’enfants (et d’adultes) étant le plus grave problème que connaissent le Mexique et plusieurs autres pays latino-américains.

 

Chaque jour en moyenne, 14 enfants disparaissent au Mexique. Où aboutissent tous ces enfants dans l’indifférence des grands médias occidentaux obsédés par la météo? 

 

La gauche nombriliste 

 

Il est indécent, honteux et pitoyable que notre petite gauche lève le nez sur ce film alors qu’elle devrait plutôt y voir l’occasion de parler des problèmes structurels qui permettent ce genre de commerce en Amérique latine et ailleurs, la pauvreté au premier rang.

 

Mais il fait déjà quelques années que nos pseudo progressistes ne parlent plus que de leur petite personne éco-anxieuse et non-genrée, le summum du nombrilisme venant de gens qui se croient ouverts sur le monde.