La survie du PQ est menacée. Notre chroniqueur Simon Leduc a identifié les quatre circonscriptions qu'il doit absolument sauver pour éviter la disparition.
S'il y a des forteresses péquistes comme Matane-Matapédia qui paraissent imprenables, tant son député Pascal Bérubé est apprécié du public et de ses collègues, le PQ joue sa survie le 3 octobre prochain.
Joliette
Cette circonscription est située dans la région de Lanaudière et comprend certaines villes comme Joliette, Crabtree, Notre-Dame-de- Lourdes, Saint-Thomas, etc.
Ce comté a été fondé en 1853. Ce territoire a une population de 66 535 habitants et 57 124 personnes sont inscrites sur la liste électorale.
Joliette est une circonscription avec une majorité fortement francophone. Cette dernière représente 97% de la population de ce comté, comparativement à 77,5% pour l’ensemble du Québec. C’est l’une des raisons pour lesquelles le Parti québécois y règne en maître depuis 2003.
Depuis 2008, une des têtes d’affiches du parti, Véronique Hivon, a facilement remporté la victoire avec de fortes majorités: 46,1% en 2008, 47,1% en 2012, 44,3% en 2014 et 46,2% en 2018. Par contre, elle a décidé de quitter la vie politique.
En conséquence, la CAQ veut profiter du départ de Véronique Hivon pour gagner ce château fort péquiste. Selon QC 125, le parti de François Legault est en avance avec 38% des voix contre 37% pour le PQ.
Véronique Venne du Parti québécois et François St-Louis de la CAQ vont se disputer une chaude lutte dans cette contrée de Lanaudière.
Bonaventure
Ce comté est situé au sud de la péninsule gaspésienne et comprend certaines villes comme Bonaventure, Carleton-sur-Mer, Chandler, New Richmond, etc. La population totale de Bonaventure est de 41 880 habitants et 35 968 personnes sont inscrites sur la liste électorale.
C’est une vieille circonscription fondée en 1829.
La majorité historique francophone représente 85,8% de la population, contre 12,3% pour les anglophones. Alors, cela devrait être un territoire fertile pour le Parti québécois.
Il faut se rappeler que l’ancienne vice première ministre Nathalie Normandeau a été députée de Bonaventure 1998 à 2011. Elle a toujours remporté la victoire avec une forte majorité qui oscillait entre 50 et 65% des voix.
Au fil des ans, le Parti québécois et le Parti libéral du Québec se sont échangé la victoire dans ce territoire de la Gaspésie. Mais, c’est le parti souverainiste qui a triomphé lors des trois dernières élections générales.
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Catherine Blouin et Christian Cyr sont les candidats de la CAQ et du PLQ respectivement. Le Parti québécois a recruté un ancien journaliste Alexis Deschênes. C’est l’un des seuls candidats vedettes que le PQ a réussi à recruter.
Selon les projections de QC125, on aura droit à une course serrée entre le PQ et la CAQ. Ils sont actuellement à égalité avec 30% des voix.
Le vote libéral s’est effondré dans ce coin de pays. Le PLQ est maintenant quatrième avec seulement 13% des voix. Cela confirme le déclin de ce dernier dans l’électorat francophone.
Gaspé
Ce territoire est situé dans la région administrative de Gaspésie-Île-de-la-Madeleine et les principales municipalités sont Gaspé, Percé, Murdochville et Grande-Rivière.
Créée en 1792, c'est l'une des plus vieilles circonscriptions du Québec. 35 960 personnes habitent ce comté et 30 171 sont inscrites sur la liste électorale.
Créée en 1792, c'est l'une des plus vieilles circonscriptions du Québec. 35 960 personnes habitent ce comté et 30 171 sont inscrites sur la liste électorale.
C’est un territoire où les francophones sont fortement majoritaires, 92,5% contre seulement 6,4% pour les anglophones.
Gaspé est une forteresse péquiste. Depuis les élections de 1994, le Parti québécois a perdu seulement une fois devant le PLQ.
Méganne Perry Mélançon est la députée sortante. Elle tente d’obtenir un deuxième mandat. Ses adversaires caquiste et libéral sont Stéphane Sainte-Croix et Michel Morin.
Lors des élections de 2018, la candidate péquiste a gagné avec seulement 41 votes d’avance sur son adversaire libéral.
Or, selon QC125, c’est la CAQ qui menace le PQ à Gaspé. Le parti de François Legault est en avance avec 32% des voix contre 30% pour le PQ. Les intentions de vote des libéraux sont en chute libre.
Camille-Laurin
Ce territoire est situé dans la ville de Montréal, dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.
De 1960 à 2022, ce comté s’appelait Bourget. Il a été fondé en 1960 et il a une population de 69 140 habitants et 49 242 personnes sont inscrites sur la liste électorale.
Les francophones représentent 80,3% de la population de ce territoire.
De 2007 à 2014, Camille-Laurin a été une forteresse péquiste. Mais, en 2018, Richard Campeau de la CAQ a remporté la victoire avec seulement 500 votes d’avance sur l’ancien ministre péquiste Maka Kotto. Il faut souligner que Québec solidaire a obtenu une honorable troisième place avec 24,4% des voix.
Camille-Laurin est un ancien château fort péquiste où Paul St-Pierre-Plamondon se présente. Il affronte le député sortant de la CAQ Richard Campeau et la solidaire Marie-Ève Rancourt.
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Le leader du PQ devra continuer à travailler très fort pour obtenir son siège à l’Assemblée nationale.
Selon QC125, c’est la CAQ qui mène actuellement dans ce comté avec 33% des voix contre 26% pour QS. Le PQ est troisième avec 22% des voix.
D’ici le 3 octobre, force est de constater que le chef du PQ devra passer beaucoup de temps dans son comté afin d’être élu.













