Pour notre chroniqueuse Joëlle Currat, les citoyens doivent avoir le courage d'exprimer leurs convictions s'ils veulent être mieux représentés par leurs dirigeants.
Dans les deux dernières années, il a été beaucoup reproché aux voix divergentes, à toute personne remettant en question le discours officiel, de manquer d’intégrité et de ne pas fournir de sources d’information fiables. Pris dans une avalanche de fausses nouvelles, nous avons dû aiguiser notre discernement pour distinguer quelles étaient les théories émises à partir de sentiments de frustration, de colère ou de biais cognitifs.
Ceci dit, dans les médias de masse, si la vérification des faits – le fact-checking – s’effectue à partir de communiqués de presse, d’études fournies par des compagnies ou sur la base de propos de porte-paroles, le contenu est-il forcément plus crédible? Dans un monde idéal, la réponse serait oui. Mais on ne peut ignorer, par exemple, les récents scandales et conflits d’intérêts qui ont entaché la classe politique, ici comme ailleurs.
La voie de l'intégrité
Le World Happiness Report, publié en 2022 pour une 10e année, classe selon des données de la firme de sondage Gallup plus de 150 pays dans le monde selon leur niveau de bonheur. Ce rapport sans prétention inclue dans ses critères la confiance en les institutions et le niveau de corruption des États. Nous ne sommes pas toujours conscients que dans une nation, c’est la relation de confiance entre la population et ses gouvernants qui garantit le bonheur et la prospérité.
Que faire alors si ce lien de confiance a été brisé? Si les figures d’autorité n’ont plus de crédibilité ? Râler, s’insurger, paniquer? Mettre la tête dans le sable? Ou encore profiter de la situation?
Que faire alors si ce lien de confiance a été brisé? Si les figures d’autorité n’ont plus de crédibilité ? Râler, s’insurger, paniquer? Mettre la tête dans le sable? Ou encore profiter de la situation?
Dans tous les cas de figure, l’une des voies les plus sûres pour rétablir la confiance, c’est l’intégrité. Il est inévitable qu’après la période écoulée et dans la situation mondiale actuelle, nous aspirions collectivement à plus d’intégrité et de transparence. Avant d’exiger la mise en application de ces qualités chez nos dirigeants, commençons nous-mêmes à être plus intègres, plus authentiques, en assumant nos positions et en exprimant nos convictions.
N’attendons pas que le système nous montre l’exemple, soyons des exemples pour réformer le système.
N’attendons pas que le système nous montre l’exemple, soyons des exemples pour réformer le système.











