Libre Média a appris que l’Université Laval avait informé mardi dernier le chercheur Patrick Provost qu'elle jugeait recevable une nouvelle plainte déposée contre lui le 18 juillet 2022.
Dans une lettre dont Libre Média a obtenu copie, Patrick Provost est catégorique: «L'Université Laval et son représentant André Darveau [le vice-recteur exécutif, ndlr] persistent à vouloir interdire les débats et les discussions, autant entre professeurs qu'entre professeur et membre de la communauté, en préconisant l'antagonisation des personnes qui ont des divergences d'opinions, créant ainsi une victime et un coupable à punir.»
L’Université Laval réagit à une plainte déposée contre lui par un citoyen choqué de l’entendre critiquer la vaccination sur les ondes de Radio X. À deux reprises, le plaignant aurait fait une faute dans son propre nom de famille en déposant les documents requis.
«Je leur ai demandé d'organiser une rencontre avec les plaignants (en présence de tierces parties et des médias) afin que je puisse leur expliquer mon point de vue, leur présenter les données et les articles scientifiques sur lesquels je me suis basé pour dire ce que j'ai dit et, surtout, répondre à leurs questions au meilleur de mes connaissances», précise l’universitaire.
Patrick Provost risque maintenant d’être suspendu six mois sans salaire par son employeur, ayant été averti que la deuxième sanction pourrait être plus sévère que la première.
La liberté académique en péril
Pour le chercheur de renommée internationale, «la direction de l'Université Laval continue donc de bafouer la loi 32 sur la protection de la liberté académique en milieu universitaire, qui est en vigueur au Québec depuis le 7 juin 2022».
«L’Université Laval s'acharne à vouloir me faire taire et faire de moi un exemple, dans ce que j'assimile à du harcèlement, de la discrimination basée sur mon opinion (scientifique) et de l'intimidation», assure le professeur au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie.
En juin dernier, rappelons que le chercheur a été suspendu huit semaines sans salaire par l’Université Laval pour avoir critiqué la vaccination des enfants contre la Covid-19 dans une conférence remontant au 7 décembre 2021.
Depuis qu’il est associé par les défenseurs inconditionnels du sanitarisme à la mouvance «anti-vax», il doit composer avec un climat hostile dans son milieu de travail.
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Ce développement survient quelques jours après l’inauguration d’une chaire de recherche consacrée à l’étude des gens réfractaires à la vaccination, un centre dont l’indépendance scientifique est loin d’être garantie, selon lui. Le centre est le fruit d’un partenariat entre l’Institut national de Santé publique du Québec (INSPQ) et l’Université Laval.











