Dans son livre Le Temps des peurs (Cerf, 2023), le sociologue Michel Maffesoli décrit le régime de peur instauré durant la pandémie et la révolte populaire en gestation contre l’establishment. Jérôme Blanchet-Gravel l’a interviewé chez lui à Paris.
Sociologue, professeur émérite à la Sorbonne et auteur d’une quarantaine d’ouvrages, Michel Maffesoli revient dans son livre Le Temps des peurs (Cerf, 2023) sur l’expérience vécue collectivement dans les pays occidentaux durant ladite crise sanitaire.
«Interdiction de penser»
Il décrit le régime de peur instauré durant cette période sombre, mais en parallèle, la révolte populaire contre un establishment déconnecté des aspirations de la population.
«Actuellement, quand on pose des questions, on est taxé de complotiste», déplore-t-il avant d’ajouter: «C’est tout simplement une Inquisition».
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Face à cet «interdiction de penser» et à «cette élite en déshérence» que la «psycho-pandémie» a rendue quasi caricaturale, le penseur en appelle à l’acceptation de la postmodernité, c’est-à-dire une époque marquée par le retour de certaines valeurs traditionnelles. Et l'acceptation de la mort en fait partie.











