Représentant 5400 directeurs et vice-directeurs d’écoles primaires et secondaires, le Conseil des directeurs de l’Ontario soutient une politique d’affirmation du genre pour les élèves de moins de 16 ans au détriment du consentement des parents.
Le Conseil a émis un communiqué mardi dans lequel il exprime son inquiétude à l’égard des lois adoptées récemment en Saskatchewan et au Nouveau-Brunswick, stipulant que les élèves de 16 ans et moins doivent obtenir le consentement de leurs parents pour modifier leur prénom et leur pronom à l’école. Il craint la possibilité que l’Ontario emboîte le pas de ces deux provinces.
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Le Conseil a réitéré son soutien aux centres scolaires de l’Ontario qui situent «les étudiants dans la prise de décision et respectent leur droit de s'auto-identifier, même lorsque le consentement parental n’a pas été donné, pour soutenir un environnement d’apprentissage équitable et inclusif».
«Safe space»
Les directeurs affirment que les élèves qui n’ont pas l’appui de leurs parents et de leur communauté dans l’affirmation de leur identité sont plus à risque de s’isoler, de vivre de la détresse émotionnelle, de s’automutiler et de vivre de l’intimidation.
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Le Conseil prétend ainsi qu’une pratique d’affirmation du genre «honorant les noms préférés [des élèves] et leur pronom aide à réduire le risque de ces pratiques et contribue à une meilleure inclusion et à la réussite scolaire». Il évoque la Commission ontarienne des droits de la personne pour asseoir son autorité sur cet enjeu.
Le fédéral inquiet
Pour sa part, la ministre fédérale des Femmes et de l'Égalité des genres et de la Jeunesse, Marci Ien, a déclaré ce 31 août que les politiques de la Saskatchewan et du Nouveau-Brunswick plaçaient les enfants trans dans une «situation de vie ou de mort». À ce stade, elle refuse toutefois de dire si Ottawa participera à une contestation judiciaire.











