Il est anormal que des politiciens comme Pierre Poilievre ne puissent plus souligner les grandes fêtes chrétiennes sans subir les foudres de la caste woke, souligne ici notre contributrice Marie-Josée Hélie.
La civilisation occidentale a été fondée sur les valeurs du christianisme, dont les principes imprègnent nos constitutions d’un bout à l’autre.
Mais semble-t-il que ce fait échappe à une caste dédaigneuse qui s’offusque des souhaits de l’Avent aux chrétiens du pays formulés par celui qui selon toute vraisemblance deviendra premier ministre du Canada.

Son message, qui souligne une période très importante pour les chrétiens, a soulevé l’indignation sur les réseaux sociaux, particulièrement au Québec. Les reproches les plus véhéments viennent souvent de ce courant qui méprise la société que nous avons bâtie, ce que nous avons été, et ce que nous sommes.
Manque de considération
Colonialistes, racistes, misogynes, transphobes, plaie planétaire, etc. Voilà comment les fidèles de ce courant nous décrivent, totalement oublieux de la somme extraordinaire de sacrifices, d’efforts, de courage, d’abnégation, d’espérance et d’amour que le succès de notre civilisation a nécessités.
Et aujourd’hui, ces nouveaux «sages» le plus souvent issus du milieu académique méprisent sans gêne ce que nous avons accompli, héritage qui pourtant continue d’être attrayant pour des gens de partout dans le monde qui désirent immigrer chez nous.
Le wokisme cherche à effacer les identités homme/femme (fluidité de genre) qui forment la cellule de base de nos sociétés – la famille –, met l’accent sur la race et l’ethnie pour mieux diviser, prêche le collectivisme au nom de l’équité, méprise le mérite au nom de la diversité et tient l’humanité pour une plaie de la planète.
Les nouveaux curés
La religion maintenant écartée, l’interprétation «scientifique» règne en maître, comme en témoignent notamment les rapports du Groupe d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), pour la plupart inaccessibles au commun des mortels. Le citoyen s’en remet donc aux divers interprètes dont les propos lui parviennent le plus souvent déformés par l’intermédiaire de médias catastrophistes avides de clics.
De théocratie, nous voilà passés à la technocratie. Les scientifiques font office d’oracles, et leurs interprètes-experts sont autant de petits prêtres zélés qui oublient sciemment ou non la rigueur pour mieux s’épancher en débordements idéologiques.
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On se sert allègrement de ce que l’on nomme «la science» pour avancer un agenda, souvent pécuniaire, bien servi par l’interprétation des «textes sacrés» que sont devenues les études scientifiques contemporaines.
Les nouveaux clercs abusent de la science, parés du manteau de vérité que l’évocation de son nom confère, avançant prestement au travers des portes qu’elles ouvrent grâce à son statut en quelque sorte divin. Ainsi, on parvient jusqu’au cœur des gouvernements, des organisations supranationales, mais aussi jusqu’au cœur des hommes.
Les philosophes des Lumières qui ont cru pouvoir éradiquer la dimension spirituelle de l’Homme se sont trompés. Blaise Pascal, philosophe français du XVIIe siècle, écrivait plus justement qu’il «existe un vide en forme de Dieu dans le cœur de chaque homme».
Ce «vide» ne doit surtout pas être comblé par des gouvernements qui s’attribuent toujours plus de pouvoir pour imposer leurs dictats dans chacune des sphères de nos vies, s’attribuant au passage une part toujours plus large de nos aumônes via leurs taxes.
Le totalitarisme encore possible
L’impasse morale dans laquelle se trouve notre époque depuis les avertissements de Nietzsche sur la mort de Dieu comporte un risque élevé de dérapages. Prenons garde à que nos sociétés libres ne soient pas ramenées vers des formes de gouvernances autoritaires responsables dans le passé de dévastations socio-économiques qui ont entrainé une misère abjecte et une violence inouïe, souvent au nom du «progrès» et de l’avancement de la société.
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Je demeurerai toujours sceptique des théories scientifiques «nouveau genre» qui flattent les bas instincts au lieu d’élever la communauté. Je préfère de loin la foi simple de mon aïeule qui en fit un pilier pour sa famille et sa communauté, une femme de valeur, aux sparages intellectuels hautains de ceux qui croient avoir tout compris et voudraient que nous les suivions dans les délires qu’ils prennent pour de la sagesse.
Ne laissons pas aux «experts» et autres interprètes de la nouvelle «science» à la mode le monopole du pouvoir. Ramenons le bon sens, revendiquons notre droit à exercer notre rationalité, ressuscitons les plus nobles des valeurs de nos ancêtres qui ont contribué à créer cette société dont rêvent encore tant de gens dans le monde.











