Les agriculteurs québécois eux aussi étouffés par la bureaucratie

Photo de couverture: Annick Nadia-Gauthier dans son établissement fin janvier 2024. Crédits: Francis Denis pour libre Média.

Mardi le 6 février 2024, à 13:00

Les agriculteurs québécois sont loin d'être indifférents à la révolte de leurs confrères européens initiée il y a quelques mois aux Pays-Bas. Ils sont nombreux parmi eux à déplorer une baisse significative de leur qualité de vie. 

 

«Les ministres, je les invite à venir passer une journée sur une ferme pour voir comment un agriculteur travaille. Et le lendemain, je les invite à venir voir la charge de paperasse qu’on a», lance Annick Nadia-Gauthier. 

 

Les agriculteurs ignorés 

 

«Le ministre provincial de l’Agriculture n’a envoyé aucun signe indiquant qu’il entend changer la situation», poursuit celle qui se propose pour aller «parler au nom des agriculteurs» auprès de la classe politique. 

 

Co-propriétaire d'une exploitation de vaches laitières en Estrie, notre interviewée constate le poids financier toujours plus lourd que les agriculteurs doivent porter sur leurs épaules et dénonce des contraintes bureaucratiques toujours plus grandes. Les agriculteurs doivent souvent même se plier à un dédoublement de la bureaucratie.

 

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Annick Nadia-Gauthier constate aussi un nombre important de «suicides déguisés» parmi les agriculteurs, une réalité négligée par les élus et la société dans son ensemble.

 

Un reportage de Francis Denis.